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MA MEBB ET MON ENFANT

Que du soleil, la nue obscurcit le flambeau. Et que.l'espoir de l'homme aboutit au tombeau.

On rèvet, en naissant, la chemise de soufre,

Hélas! et pour savoir ce qu'ici-bas on souffre.

Mon œil n'a pas besoin de sonder l'avenir.

J'ai, dans mes jours passés, un si noir souvenir.

Que devant le soleil . qui verse le courage.

Je* vois toujours passer ce funèbre nuage!

Je crois toujours la voir, livide, les yeux clos.

Et l'oreille fermée à nos tristes sanglots.

Je respire toujours ces fétides miasmes

Qui m'ont empoisonné tous mes enthousiasmes.

J'entends toujours heurter les angles du cercueil Sur les murs ébranlés de l'escalier en deuil ; Je vois se lamenter ma sœur, je vois la terre Lourdement s'entasser sur le corps de ma mère ; Et, sous son toit désert que j'habite aujourd'hui, Hélas! j'ai bien compris que toute joie a fui ; Qu'une mère est un bien que nul bien ne remplace; Que pas un cœur ne bat sans que la mort le glace, Et que tout ce qui vit est pareil à ces flots Que l'ouragan condamne à d'éternels sanglots! Et c'est pourquoi, mon fils, lorsque ta jeune mère

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