Cfr. Concl. cap., passim
frères, moins bruyants peut-être mais aussi férus de leurs prétentions, promulgua en 1781 un règlement, dont la suscription seule était une injure pour les vicaires perpétuels : « Aux vicaires perpétuels, bénéfîciers et gagistes de l'Eglise de Paris! » Ce malheureux accouplement de mots provoqua un procès au Parlement, dont nous ne raconterons pas ici les différentes phases. M. Le Pioux mit une telle passion à soutenir sa cause qu'il en devint fou : en 1785, un ordre du Roi le fit renfermer. Il mourut quatre ans plus tard. M. de la Fresnaye et M. de la Fosse étaient en 1790 les seuls survivants de ces combats, dignes d'un nouveau Boileau; M. Assy, nommé en 1786 vicaire perpétuel de Saint-Martin des Champs, vint ranimer l'ardeur de ses confrères, que les malheurs du sieur Le Roux semblaient avoir quelque peu refroidie. Le 10 août 1789, il présenta au Chapitre un mémoire « d'après lequel il demande que le Chapitre n'exige plus des vicaires perpétuels à l'avenir des fonctions contraires à la prééminence de leurs bénéfices ! »
Ces difficultés sans cesse renaissantes font désirer de plus en plus aux chanoines la suppression totale des vicairies perpétuelles, déjà commencée par celles de Saint-Germain l'Auxerrois et de Saint- Maur. En 17G0, l'archevêque de Cambrai proposa au Chapitre deux nouvelles extinctions, celles des vicairies de Saint-Martin des Champs et de Saint-Denis de la Chartre, dont il avait la nomination. Les conditions du traité étaient stipulées et acceptées, mais son exécution, pour un motif que nous ne connaissons pas, ne put être menée à bonne fin, puisque M. de Saint-Farre nomme en 1785 un vicaire de Saint-Martin des Champs en la personne de M. Assy. Cependant le Chapitre se proposait bien de saisir les prochaines occasions. En 1787, ce fut la vicairie de Saint-Marcel qui fut menacée. M. de Juigné s'occupait alors de la translation du Chapitre de Saint-Marcel à Sainte- Croix de la Bretonnerie. « La circonstance serait favorable, dit M. le Chambrier en une séance capitulaire de cette même année, pour solliciter l'extinction du titre et la suppression de la vicairie perpétuelle de Saint-Marcel, dont est titulaire le Sr Augustin-François de la Fosse, attendu que le ser-