LES RÉUNIONS CAPITULAIRES
supprima la distinction entre les stalles * ordinaires et les stalles de dignité2, le Doyen occupait toujours la première stalle près de la porte de fer du même côté que la stalle archiépiscopale, le Chantre la première stalle à gauche de la même porte ; le Chancelier la première à côté de l'Archevêque, le Pénitencier la première à côté de la chaire synodale. Les autres chanoines se rangeaient ensuite juxta reùeptionis ordinem. Si Ton se plaçait au chœur online inverso, ce qui arrivait quand les cérémonies se faisaient à la chapelle de la Sainte- Vierge ou dans le haut de la nef, les plus anciens chanoines se plaçaient dans le sens contraire, c'est-à-dire que M. le Doyen se trouvait dans la première stalle, à côté du trône, à droite; M. le Chantre dans la première stalle en face, et MM. les Dignitaires et chanoines à leur rang de dignité et d'ancienneté en gardant le côté qu'ils occupent au chœur. A la suite des derniers chanoines dans les ordres sacrés, quel que soit l'ordre tenu au chœur, venaient les vicaires perpétuels, les chanoines de Saint-Jean le Rond et de Saint-Denis du Pas; les stalles basses étaient occupées par les ecclésiastiques des églises sujettes, quand ils assistaient aux offices, les bénéficiers, chapelains, gagistes; puis in piano étaient rangés les escabeaux des enfants de chœur et des chanoines mineurs. Au milieu du chœur, était placée la Banque des chantres, devant laquelle l'Aigle déployait majestueusement ses ailes.
L'Aigle tenait une trop grande place dans l'ancienne liturgie 3 pour que nous ne disions pas un mot de ce chef-d'œuvre du fondeur Du Plessis, qui l'exécuta au Louvre en 1755. Voici la description qu'en donne M. le chanoine de Montjoie, dans son livre des Curiosités de l'Eglise de Paris '*. « L'Aigle qui est