Arrêt du Parlement. Arch. Nat. L. Ô
•,\ L'archidiacre de Brie jouissait d'une partie de la dîme de Géry, qu"il affermait 1.000 1.
ici de ses fonctions et de retendue de ses prérogatives; ces détails appartiennent exclusivement à l'histoire de l'Université de Paris. Un point cependant nous intéresse. En 1783, une contestation s'éleva entre M. Chevreuil et l'Université, particulièrement la Faculté de Théologie, au sujet de la nomination des licenciés. Ses collègues de Notre-Dame, considérant les atteintes portées aux droits du Chancelier comme si elles eussent été entreprises contre le corps du Chapitre, se solidarisèrent avec lui. « Ils ont unanimement approuvé, dit la Conclusion capitulaire, la résolution prise par mondit sieur le Chancelier relativement au maintien et à la défense des droits et prérogatives de sa place et lui ont promis en conséquence de lui accorder leurs bons offices et de l'aider de tout leur crédit dans le cas où ladite affaire serait portée devant les tribunaux. » Ces paroles étaient prononcées devant M. Riballier, chanoine et syndic de la Faculté, qui par conséquent aurait dû pencher en faveur de celle-ci. Il se souvint alors qu'avant tout il était chanoine; il fit passer en second lieu son titre universitaire et promit à ses confrères d'arranger l'affaire avec la Faculté1.
M. Chevreuil, en sa qualité de chancelier, était seigneur en partie de Contlans-Sainte-Honorine et Chennevières : les deux tiers des lods et ventes et des dîmes qu'il touchait sur ces deux paroisses, lui valaient environ 1.100 livres. C'était un faible dédommagement à ses labeurs et à la gestion de sa chancellerie.
La huitième et dernière dignité était celle de Pénitencier; elle était occupée par M. Papin2, qui en fut revêtu en 1783, un an avant d'être chanoine, à la suite de la démission de M. de Méromont. Les fonctions de Pénitencier, quoique partagées par un sous-pénitencier et quatre pro-pénitenciers, étaient fort accablantes. « Mes charges sont telles, déclare M. Papin, qu'elles me mettent hors d'état d'assister aux Matines, d'où il résulte
1. L'arbitrage de M. Riballier n'aboutit pas; ce fut le Roi qui régla provisoirement l'affaire. Cfr'. Concl. capit., année 1782. Arch. Nat. LL. J3838. i. Précédemment M. Papin était supérieur dos Nouvelles-Converties.
que le produit de cette dignité ne fait pas réellement pour le Pénitencier un revenu supérieur à celui d'un simple canonicat l. » Ces produits, auxquels fait allusion M. Papin, se composaient de différentes redevances en nature et du fief de Bagneux. Ce fief était de la mouvance du Chapitre; aussi le Pénitencier, s'il n'était pas chanoine, devait-il rendre pour lui à genoux foi et hommage entre les mains du Doyen. Son confessionnal était placé à Notre- Dame dans la chapelle de Saint-Xicolas et ceux des pro-pénitenciers dans les quatre chapelles suivantes en revenant vers le bas de l'église.
En plus de ces huit dignités, il y avait dans le sein du Chapitre un certain nombre de fonctions que les chanoines se partageaient entre eux à la réunion plénière de la Saint-Jean. La dernière répartition en fut faite le 25 juin 1789; ce jour-là, le Chapitre se doutait-il qu'il nommait ses exécuteurs testamentaires 2 ?
Officiai du Chapitre : M. de Malaret.
Théologal : M. Rivière3.
Promoteur de l'oflicialité : M. des Fieux,
Administrateurs de l'Hotel-Dieu : MM. de Montagu, des Fieux et Chevreuil.
Chambrier : M. Camiaille.
Agent des affaires : M. de Champigny.
Inspecteur des Cens et Contrats de ventes : M. Lucas.
Inspecteurs des Bâtiments et des Forêts : MM. du Pinet, Le Blanc, Gatignon et d'Espinasse.
Administrateurs de la Fabrique : MM. Radix et de Vienne.
Administrateurs de la sacristie de la nef et de la chapelle de la Vierge : MM. de Montdenoix et Delon.