LE CHAPITRE ET LA VILLE. H
choix royal honorait un personnage, le Chapitre se faisait un devoir de lui transmettre ses compliments. 11 envoie des députations, chargées d'exprimer ses félicitations verbis officiosissimis, en 1787, à M. de Lamoignon, nommé garde des sceaux, et à M. de Fourqueux, trésorier; en 1788, à M. de Yilledeuil, secrétaire d'état au Département de Paris; en 1789, à M. de Saron, premier président au Parlement '.
Les meilleurs rapports régnaient aussi entre le Chapitre et « la Ville ». Celle-ci avait décidé, en 1782, de faire déposer au trésor de Notre-Dame un exemplaire de chaque médaille, qu'elle ferait frappera l'occasion des événements importants2. Xous avons vu que le Prévôt des Marchands invitait à dîner le chanoine célébrant le jour de la procession aux Grands-Augustins et lui attribuait la première place à côté de M. le Premier Président. En 1782, à l'occasion de la naissance du Dauphin, M. de Montagu assista à l'Hôtel de Ville au banquet et au feu d'artifice.
Le Chapitre tout entier aimait à prendre part aux allégresses nationales : non seulement il faisait illuminer le Cloître, sa Grande- Porte et la façade de l'église avec des ifs, garnis de lampions, mais les chanoines eux-mêmes, accompagnés des enfants de chœur, montaient volontiers « sur la plate-forme au haut de l'escalier de l'horloge », pour voir les feux d'artifice tirés à l'Hôtel de Ville.