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Cfr. Concl. capit. du 7 mai

LE CHAPITRE ET L'INSTRUCTION PUBLIQUE. I.ii

on la fit revenir à la Pitié pour rattacher au nouvel établissement institué pour former des maîtres d'école. Pour tout émolument, il était nourri et vêtu; aussi lui était-il impossible d'acheter les livres nécessaires à sa nouvelle fonction. Il s'adressa au Chapitre et Messieurs votèrent 48 1. à prendre but l'excédent de la fondation de M. d'Eaubonne pour le munir de livres, tels que le catéchisme, l'explication des Épitres et Evangiles, etc. '. La même fondation, qui servait à encourager les débuts de François Michel, contribuait aussi à récompenser les longs services : « Lecture faite d'une lettre du Sr Curé d'Andrésy, par laquelle il expose à Messieurs que le nommé Germain Gros, maître d'école de sa paroisse, a rempli depuis plus de quarante-six ans les fonctions de ladite place avec la plus grande exactitude et toujours sans reproche, mais que, son âge et ses infirmités le mettant hors d'état de continuer ses fonctions, il supplie Messieurs de prendre en considération ses services passés et sa situation actuelle; Messieurs, après en avoir délibéré, ont accordé audit Germain Gros une somme de 50 livres, qui lui sera payée annuellement par le Sr Barbie sur les fonds dont la libre disposition a été donnée au Chapitre par M. d'Eaubonne et ce à commencer du premier de ce mois2. »

Les écoles de la paroisse de Chevilly étaient entretenues, depuis 17G4, par les revenus d'un legs, fait au Chapitre :! pour cet objet, par M. Le Masson, secrétaire du Roi. Les deux maî-

1. Cfr. Concf . capit , du 10 juin 1789. •„'. Cfr. Concl. capit., du 8 janvier 1790.

3. Ce legs ne parvint qu'indirectement au Chapitre de Notre-Dame. M. Le .Masson légua à M. de Barcos, chanoine, ?ijl 1. de rentes, au principal de 3.000 I. et lui laissa le droit de substituer à tous ses droits et legs « telles personnes de Messieurs ses confrères ou quelque autre ecclésiastique de vertu et probité qui voudraient bien s'en charger et, au cas que ledit Sr de Barcos ou ceux qui seraient substitués, vinssent à décéder sans en avoir substitué un autre en leur lieu et place, ledit Sr Le Masson a substitué en leur lieu et place MM. les Doyen, chanoines et Chapitre de l'Église de Paris et leur a donné par le testament présentement extrait tous les mêmes pouvoirs de nominations, institutions, destitutions et substitutions qu'il avait donnés au Sr abbé de Barcos. » Cfr. An h. Nat. S. 7048-7030. Extrait du testament et pièces relatives à l'administration de la fondation après la suppression du Chapitre. M. de Barcos mourut au mois de février 1764, sans avoir substitué quelqu'un; le Chapitre entra donc de plein droit dans la gestion de la fondation.

tressas1, qui donnaient l'instruction aux jeunes filles, recevaient pour elles deux 350 1., plus le logement et un jardin. Le maître d'école recevait à lui seul la même somme et était logé : il devait être prêtre et exercer en même temps les fonctions de vicaire du curé de Chevilly. En 1790, ce vicaire instituteur avertit le Chapitre que, vu l'exiguïté de son traitement, il ne pouvait continuer ses fonctions. Pour sauvegarder les intentions du fondateur, qui avait institué le vicariat de Chevilly, à l'effet de procurer aussi une seconde messe à la paroisse à cause des hameaux de la Saussaye et de la Rue, le Chapitre consentit à lui verser, sur la fondation d'Eaubonne, un supplément annuel de 200 livres.

Un inspecteur de la Maîtrise, M. de Mondran, s'était intéressé à l'avenir des enfants de chœur. « Constatant, dit-il au Chapitre en 1782, que les bourses au collège Louis-le-Grand, mises à la disposition du Chapitre, étaient le plus souvent attribut es aux jeunes gens des familles des fondateurs ou des villes désignées par eux, » il voyait avec regret ses chers enfants de chœur privés de secours si utiles. Il voulut assurer l'avenir de l'enfant qui chaque année devait sortir de la Maîtrise, et pour cela, il constitua une rente de 300 1. au principal de 10.000 1. qui servirait à payer la pension jusqu'à la fin du quinquennium « dans tel collège et ensuite dans tel séminaire qu'il plaira au Chapitre ». L'offre, faite aux chanoines de gérer le capital et d'en appliquer les fruits à l'enfant qu'ils désigneraient, fut acceptée avec reconnaissance. Pendant huit ans, les revenus de la fondation de M. de Mondran furent employés en gratifications et en pensions; Marie-Ambroise Pottier fut le dernier qui devait profiter des bienfaits du généreux chanoine; le 8 septembre 1790, après les vêpres, il quitta la maîtrise, emportant une somme de 200 1. et l'assurance d'une pension annuelle de 450 1. pour ses deux années de philosophie 2.

1. Elles étaient Sœurs de l'Instruction Chrétienne de Nevers. Ibid.

2. i IV. Concl. capit. Il succéda à Saint-Denis, à qui le Chapitre avait accordé en 1787 un secours annuel de 150 1. par année pendant trois ans qui devaient expirer le 1er octobre 1790. Depuis 1783, les revenus de la fondation n'avaient pas

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