‹ Le chapitre de Notre Dame de Paris en 1790Chapitre 77 sur 130 · PAR RAPPORT A L ADMINISTRATION · texte numérisé non relu

PAR RAPPORT A L ADMINISTRATION

Article unique. — Nous demandons que Sa Majesté fasse connaître aux Représentants de la Nation, assemblée en États généraux, la véritable situation de ses finances, l'état fidèle de la dette publique et du déficit actuel, à l'effet de prendre les mesures nécessaires pour assurer la dette publique, combler le déficit et établir l'équilibre entre la dépense et la recette par tous les moyens que pourront fournir un bon système d'administration dans les finances, de perception des impôts, de retranchement, d'économie et de distribution dans les dépenses, et une parfaite exactitude dans la comptabilité. Au moyen de l'ordre stable, qui sera établi dans toutes les parties de l'administration, sans lequel tous les efforts de la Nation seraient vains et inutiles, nous nous porterons avec le plus grand zèle à tous ceux qui peuvent dépendre de nous pour assurer par des contributions volontaires, justes, raisonnables et proportionnelles, la gloire et la prospérité de l'Etat, l'honneur et la splendeur de la couronne et la satisfaction personnelle de Sa Majesté, dont le bonheur sera toujours le vœu le plus ardent de ses peuples.

Tels sont nos intentions et nos vœux. Nous chargeons notre

député à l'assemblée du Bailliage de de les faire valoir lors

de la rédaction des Cahiers de la Chambre ecclésiastique dudit Bailliage, afin de servir d'instruction à ceux de ses membres qui seront députés aux États généraux. Nous laissons d'ailleurs à notre dit député la faculté de requérir ce que, en outre du contenu cy-dessus, il jugera suivant ses lumières et sa conscience être bon, utile et nécessaire pour la gloire de la Religion, les véritables intérêts de la Nation, l'honneur de l'Ordre ecclésiastique, le service du Roi et la prospérité publique.

La seconde formalité à remplir par le Chapitre, selon la te-

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