‹ Le Chapitre Général Jusqu'au Moment Du Grand SchismeChapitre 104 sur 191 · Cf, supra, p · texte numérisé non relu

Cf, supra, p

à partir de 1365 les frères prêcheurs pratiquent le chapitre biennal. Il n’y a pas là une simple négligence, car il est déclaré en 1369 que le chapitre serait célébré tous les deux ans, et en 1374 est publiée une constitution établissant cette règle de l'autorité de Grégoire XI. C’est sans doute une loi de circonstances, corrélative à la difficulté des voyages. D'ailleurs l'alternance des chapitres n’est en rien modifiée !.

Nous n'avons envisagé jusqu'ici que le chapitre général dit législatif ; il peut aussi fonctionner comme corps électoral. Dans ce cas, il n’y a pas de règle fixant la fréquence ; le chapitre se réunit simplement lorsqu'il faut nommer un supérieur. C’est ce qui se passe chez les mendiants. Par contre le XIVe siècle voit l'apparition des supérieurs temporaires ; la fréquence devient alors un caractère du chapitre général électoral. Elle est de trois ans chez les Silvestrins, et chez les Olivétains après 1357.

Enfin les règles précédentes s'appliquent au chapitre général en tant que corps. Il peut y être fait des exceptions individuelles ; certains membres ne sont pas astreints à participer à toutes les réunions, mais seulement à une sur deux, ou sur trois, etc., au minimum à une sur sept ?, soit en considération de l'éloignement, soit à la suite d’un compromis ?.

En ce qui concerne la date du chapitre général il n’y a pas grand chose à dire. Remarquons simplement qu’elle peut être établie une fois pour toutes (0. Cist., O. CI. 0." Cart., -Arr.;10: Praem.,:0.FP/r0'F-M etc )outbien fixée d’une réunion à l’autre (chapitre provincial de Bénédictins et de chanoines réguliers, O.E.S.A., O. Serv.). Dans ce dernier cas il est intéressant de noter qui a le pouvoir de déterminer la date de réunion. Dans le chapitre provincial ce sont les présidents ; ailleurs c’est le supérieur général en accord avec les définiteurs, donc également ceux qui décident dans le chapitre.

Le choix de la date ne découle d’aucune règle juridique,

Page 1