Cf., Bulle « Summi Magistri», c. I
DANIE OServs. 11256: |
3. Anger, R.M., t. 8, p. 116. D'autre part Innocent IV, donne à saint Benoît sur le Pô le privilège d’aller à Cluny ou de se faire représenter, Palais- Bourbon, n° 101, fol. 14.
certains cas le « socius » prend la place du définiteur empêché légitimement !.
Dans tous les ordres la participation au chapitre général est donc une obligation grave, qui s’impose à tous les membres de l’assemblée délibérante, supérieurs ou sujets.
A côté des membres ordinaires du chapitre général peuvent siéger des membres extraordinaires. Bien qu’en principe le chapitre ne soit composé que des seuls religieux désignés par les constitutions pour en faire partie, il a la faculté de convoquer d’autres religieux qu'il désire entendre ; ceux-ci ne sont dans aucun cas membres du corps délibérant. Se trouvent dans la même situation les évêques qui pourraient venir au chapitre dans le but de lui exprimer leurs doléances.
Par contre certains personnages peuvent être amenés à participer au chapitre général en tant que membres, extraordinaires sans doute, mais actifs. Il faut alors une invitation de la part du chapitre ou un ordre du Souverain Pontife. Dans la première catégorie ils’agit, le plus souvent, de réguliers de qui le chapitre sollicite la collaboration en considération de leur prestige ou de leur expérience ; on ne les rencontre guère qu’au début de la pratique par un ordre du chapitre général ou dans des moments difficiles ?. Le plus souvent cette collaboration est imposée : il s’agit alors de délégués apostoliques. Nous avons vu des exemples de leur intervention dans l’histoire du chapitre général des Chartreux, de Grandmont et autres.
Le chapitre général d’un ordre religieux se compose donc normalement des supérieurs, soit des monastères soit des provinces, auxquels s'ajoutent des représentants des sujets dans les ordres qui pratiquent une certaine démocratie. La participation des sujets au chapitre général ne s’impose d’ailleurs pas, car si le chapitre général doit être l’expression de l’ordre, les supérieurs y suffisent, qui seuls possèdent l'autorité.