Cf., supra, p
qu'ils les reproduisent intégralement. Dans les ordres mendiants les capitulants apportent les définitions au chapitre provincial, qui lui même les diffuse. S’il y a des absents au chapitre général la présence des «socii » chez les Mendiants empêche toute difficulté. Il n’en est pas de même chez les moines : il faut que les définitions soient adressées, par acte authentique, au monastère dont le supérieur s’est trouvé absent. Un abbé voisin, l'abbé père, ou le visiteur se charge de les faire parvenir.
Dans chaque maison les définitions doivent être conservées sur un Cahier, à la suite de la règle et des constitutions. Chaque supérieur a l'obligation de les faire lire deux ou trois fois l’an, soit au chapitre quotidien, soit au réfectoire, soit au cours des colloques. De plus elles sont lues lors de la visite; le visiteur s'assure ainsi de ce qu’elles sont bien inscrites et de leur exactitude, et personne ne peut se targuer de son ignorance s’il les enfreint.
L'enseignement des vérités générales de la religion est plus spécialement la charge des supérieurs, individuellement ou groupés en chapitres provinciaux. Il se peut cependant qu’un visiteur adresse la parole aux religieux d’une maison. D'autre part le chapitre général surveille l’instruction des sujets : il décide par exemple qu’au chapitre conventuel le prélat, ou un frère instruit et paisible, fera quatre fois l’an un sermon (ch. reg. Angl. Nord, 1220).
C’est ainsi que supérieurs et sujets profitent directement ou indirectement du chapitre général pour s’instruire de leur devoir et des moyens de l’accomplir. Mais l’activité des religieux, même des moines, ne se limite pas aux termes de la clôture : toute l'Eglise les intéresse. Ils prient pour elle. Ils participent aussi à son instruction, les Mendiants surtout. À cette idée se rattache tout ce qui dans le chapitre général concerne la prédication, et d’une façon plus générale le ministère et les missions. L'étude de cette question est trop vaste pour que nous nous y arrêtions. D'ailleurs elle sort de notre sujet : le chapitre général s’en occupe, comme de tout ce qui se fait dans l’ordre, mais il n’a qu'un rôle plutôt indirect. Notons cependant que le dernier jour du chapitre général un sermon est adressé au peuple (O.S.B.
Angl. 1343). D'autre part, il ne faut pas oublier que le chapitre général surveille l’activité extérieure des religieux, particulièrement celle des prédicateurs, fixant les conditions d'aptitude, réglant l'exercice du ministère, pourvoyant aux nominations et aux destitutions.
Le chapitre général contribue done à l'édification des supérieurs et des sujets, accessoirement de la masse des fidèles. Par lui, directement ou indirectement, sont obtenues des grâces qui aideront à la perfection d’une vie, à l’instruction de laquelle il participe également. Malheureusement tout homme est faible : il tombe, il a besoin d’être relevé et raffermi : la troisième fonction spirituelle du chapitre est la correction.
Section II
La correction
Parce qu'il est supérieur, le chapitre général doit s’occuper de la correction des religieux. Mais cette fonction étant naturellement dévolue au supérieur immédiat, en principe il devra plutôt en surveiller l'exercice que la pratiquer luimême, sauf à l'égard des capitulants. Nous envisagerons donc d’abord la correction des supérieurs et des sujets en chapitre général; nous nous arrêterons à l’examen de la visite régulière, qui permet une surveillance rendue efficace par le rôle disciplinaire et judiciaire du chapitre.