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4. Ces interdictions sont innombrables : on les trouve presque tous les ans.
D'autre part, le chapitre général peut, lui, faire appel au bras séculier. Cf., infra, p. 271.
l’ordre et d’autres puissances ? La question ne peut se poser que pour un différent particulier entre un monastère, ou un religieux, et une personne étrangère ; une question qui intéresserait l’ordre entier est trop grave pour n'être pas soumise à une autorité supérieure, le pape ou ses délégués ; de plus le chapitre général, s’il connaissait de l'affaire, se trouverait à la fois juge et partie. Pour les autres affaires nous trouvons déclaré que le chapitre général rendra justice s’il est fait tort à quelqu'un t; ceci ne suffit pas à savoir s’il s’agit de personnes étrangères à l’ordre. Mais la lecture des statuts du chapitre général nous montre que celui-ci s’efforce souvent de traiter à l’amiable une affaire qui met aux prises un monastère et un prince ou un évêque ?. C'est la preuve de ce qu’il cherche à trancher toutes les questions où un membre de l’ordre est partie, ou tout au moins à intervenir dans leur règlement, et par conséquent qu'il n’a aucune compétence ni en droit ni en fait, puisqu'il recourt à la conciliation.
Par conséquent nous pouvons conclure que le chapitre général est correcteur des religieux et juge des différents entre membres de l’ordre. Il décide souverainement en ces matières : nulle excuse, nulle contradiction, nul appel ne sont admis, parce qu'il s’agit de correction et de réforme, matières sur lesquelles le chapitre général a autorité. Par contre, malgré l'intérêt qu'il y porte, il ne peut décider lui-même des affaires où une partie est étrangère à l’ordre. Le chapitre général possède une juridiction extraordinaire, à laquelle on ne peut pas appliquer les règles habituelles de la procédure : même si le défenseur est un religieux il faut porter le procès devant la juridiction ordinaire. Alors même qu'il s’agit d’exempts, le tribunal de l’évêque sera compétent à raison du délit, du contrat, de l'affaire dont il s’agit #. Autrement dit le chapitre général n’a qu’une juridiction interne.