Berlière, op. cil., p
la vallée de la Meuse la vie monastique est pratiquée avec sainteté. Le souverain et les évêques encouragent les pieux réformateurs 1.
Certaines abbayes rayonnent avec éclat : outre Cluny, Brogne, Gorze, Saint-Evre de Toul, Saint-Vannes de Verdun, Saint-Bénigne de Dijon, Saint-Benoît de Fleury, le Bec, Fulda, Einsiedeln, la Cava, etc. Elles réforment d’autres abbayes, et comme au temps de saint Benoît d’Aniane, la restauration de la discipline s'accompagne d’unification et de centralisation. Nous verrons, plus en détail, l’organisation de Cluny. Si toutes les abbayes ne présentent pas le même système que celle-ci nous n’en avons pas moins à noter au X° siècle et au début du XIe des faits qui nous intéressent.
Gorze qui a été réformé par Dijon, suit les mêmes observances que Saint-Vannes ?. Ce ne constitue sans doute pas un lien, mais ce réalise l’unité de vie.
Le bienheureux Richard de Verdun (mort en 1046) restaure la discipline monastique en Lorraine, en Flandre, dans les diocèses de Cambrai et de Liège. Les disciples qu'il envoie en divers lieux pour opérer la réforme sont astreints à se présenter tous les deux ans à son abbaye, qui exerce ainsi le contrôle général. De plus il dirige personnellement plusieurs maisons, par exemple Saint-Vannes et Beaulieu à.
Dans son entourage Boppo de Stavelot tente un groupement monastique 4 Mais comme Guillaume de Dijon et Richard de Verdun il poursuit moins la formation d’un ordre que la réforme des monastères pour la diffusion de certaines observances.
Renouvelant l'effort de saint Benoît d’Aniane, à la fin du Xe siècle saint Dunstan et saint Ethewold rédigent une « Regularis Concordia Anglicae Nationis Monachorum Sanctimonialiumque »°.
1. Cf., Berlière, Mélanges d'histoire bénédictine, p. 54 et Halphen, t. I, p. 354.
DR UII2255
3. Cf., Molitor, t. I, p. 43. — Pour Dom Molitor ce sont les supérieurs qui se réunissent annuellement, tenant un véritable chapitre commun.