Ch. reg., Angl
4, Cf., ch. reg. Angl., 1340.
dances centrifuges et faciliter les schismes dans l’ordre et même la formation d’un clergé régulier national. D’Angleterre les abbés négligent de se rendre au chapitre général qu'ils appartiennent à l’ordre de Prémontré ou à la congrégation d’Arrouaise !, En Hongrie, en Bohême, les abbés sont souvent absents, les Bénédictins du chapitre provincial, les Cisterciens du chapitre général. Les abbés de Saxe font corps pour s'opposer au chapitre de Prémontré. Dans notre époque ce ne sont sans doute que des malaises ; au siècle suivant c’est une tendance qui s'accorde avec des théories telles que la répartition par nations dans le concile, plus tard avec le protestantisme et le gallicanisme. D'autre part, le prestige de la France s’en trouve atteint car la France est alors le grand centre monastique : la plupart des ordres y sont nés, ils y tiennent le chapitre général. Si le loyalisme est louable pour tous une poussée nationaliste des religieux ne peut que briser l’unité des ordres et mettre en péril leur liberté.
La division des états ne doit donc pas exercer d'influence sur le chapitre général, qui par conséquent ne groupera pas les provinces dans leur cadre. Nous constatons un mouvement contraire : au début, plus que par la suite, les provinces ont correspondu aux états. Par contre, le chapitre général subdivise les provinces : il y est amené par la volonté de ne pas les multiplier. Les Mineurs établissent à l’intérieur des provinces des custodies. Comme la province la custodie jouit d’une certaine autonomie : elle a un ministre et un visiteur, mais pas de chapitre ; un custode de chaque province participe au chapitre général ; tous les custodes font partie du chapitre provincial. Certaines custodies ont une très grande importance, ce sont les vicaries. Au fond c’est un moyen de tourner l'obligation de l'autorisation pontificale après 1288 ; il reste d’ailleurs imparfait. Les Prêcheurs ont également créé, pour pallier au nombre trop restreint de provinces et trop grand des couvents, des vicariats, à raison de six par province 2. A la tête du vicariat
1, Cf., supra, pp. 121-133.