Vg., pour expédition de la bulle « Summi Magistri
DANS. 10. 1CISt., 1274;
tre général à fixer une contribution . Le système de l’imposition se développe. Innocent III charge les monastères de supporter les frais du chapitre général : les capitulants doivent s'acquitter des dépenses communes « proportionabiliter » c'est-à-dire selon leur train : celui qui vient avec six Chevaux et huit hommes devant payer plus que celui qui vient avec une escorte de deux personnes ?. Le chapitre général aussi fixe la somme à percevoir, par exemple mille marcs pour divers #, trois cents florins pour taxes de chancellerie romaine 4, frais de scolarité fixés à vingt livres pour le doctorat et cent sous pour le baccalauréat 5. Ordinairement la quote est proportionnelle aux facultés de chaque maison $; le taux d'imposition peut aussi être fixe, par exemple un florin par couvent pour construction du tombeau de saint Thomas 7.
À côté des contributions le chapitre général a une autre ressource, accidentelle : les peines pécuniaires. L'absence injustifiée d’un capitulant est fixée au centième des revenus d’une annéef, puis à trois marcs pour un abbé?. Avec Benoît XII s'établit et se répand la peine du double des frais de déplacement. Le fait d'amener une escorte trop nombreuse est également taxé : dix sous par homme ou par cheval en trop, la première fois 1°.
Les donations faites au chapitre général entrent parmises ressources permanentes, Car elles ont le plus souvent une assiette fixe, par exemple une église ou une rente.
Ainsi les dépenses du chapitre général deviennent de plus en plus importantes ; l’évolution commence au début du XIIIe siècle; elle est complète au milieu du XIVe. Parallèlement se développent les contributions. L’adminis-