‹ Le Chapitre Général Jusqu'au Moment Du Grand SchismeChapitre 165 sur 191 · Cf., supra, p · texte numérisé non relu

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cependant lui aussi dépend du chapitre. Nous n’examinerons pas le cas où il agit comme délégué : sa dépendance étant alors évidente ; mais les cas où ilexerce une autorité propre.

Il à sur le chapitre général un premier avantage, celui de la permanence, car même s’il est élu temporairement, pendant la durée de sa charge il reste en activité tandis que le chapitre général ne fonctionne que quelques jours par an, ou même moins souvent. Cet avantage est particulièrement sensible chez les Prêcheurs, chez qui le maître général assure la continuité dans les chapitres consécutifs. La permanence entraîne cette conséquence que le général sera la seule autorité à qui recourir en cas d'urgence. L’ordre prend d’ailleurs au XIIIe siècle des moyens d’éviter une concurrence trop grande du général au chapitre ; les uns lui donnent des compagnons qui le conseillent et aussi le surveillent ; les autres l’obligent pour trancher une affaire urgente à convoquer les supérieurs qu'il peut réunir, et certains de ces supérieurs s'imposent à son choix! ou même ils sont tous désignés par le chapitre ?. D’autre part, il possède la primauté d'honneur et il jouit dans une certaine mesure d’une immunité : il signe le premier, parfois il appose son propre sceau à côté du sceau du chapitre, quand il n’est pas seul à sceller les documents de celui-ci ; en lui écrivant on doit protester de la révérence et de l’obéissance * ; on ne le punit pas alors même que d’autres, coupables avec lui, reçoivent une pénitence 4. Il exerce dans l’ordre la puissance domestique : il administre l’ordre entre deux chapitres. Seul, il a le pouvoir d’ordre : le chapitre général étant un corps ne peut pas l’avoir ; il déroge dans l'Eglise à la hiérarchie de juridiction et non pas à la hiérarchie d’ordre. Enfin il possède un large pouvoir de juridiction : il reçoit les professions, qui toutes sont faites à son nom (O.CI., O.F.P.); il interprète les définitions, et peut à Cluny les déclarer mal fondées ; il change les visiteurs ; il peut être juge, même juge d’appelÿ. D'ailleurs ces pouvoirs sont variables suivant les ordres.

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