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SÉCAO:CL,11250.
. Vg., O. Cist., 1194.
C’est peut-être à Cluny qu'ils sont le plus larges; chez d’autres au contraire ils sont très restreints, chez les Ermites de Saint-Augustin par exemple où ils se limitent à l'exécutif, la codification et quelques dispenses 1.
Mais dans tous les cas ces pouvoirs se trouvent sous la dépendance du chapitre général. Comme tout prieur, celui de la Grande-Chartreuse promet, pour lui et pour son monastère, obéissance devant le premier chapitre général qui suit son élection. Dès que le chapitre se trouve réuni le général lui remet toutes les causes pendantes à son tribunal (O. CL.) ; il lui offre sa démission (0. Coel.) ; il lui résigne ses fonctions (O0. Serv.). Le supérieur temporaire peut n'être pas réélu. Au cours de sa charge il peut, et tout supérieur peut, être déposé par le chapitre général : c’est une règle commune à tous les ordres. Elle est la marque et l’exercice de la supériorité du chapitre général sur le supérieur général, car celui-ci de son côté ne peut pas dissoudre celui-là.
C’est donc en fin de compte le chapitre général qui se trouve le souverain maître de l’ordre. Il partage ses pouvoirs avec d’autres qui peuvent bien jouir d’une grande autorité et de l’avantage de la permanence, mais dont la situation est à la merci du chapitre. On ne doit pas en conclure que le chapitre général est un parlement devant qui est responsable l'exécutif. Sans doute présente-t-il dans sa nature quelque chose de démocratique en ce sens que par lui le nombre vient faire contrepoids à l’absolutisme d’un seul et que dans certains cas sa composition révèle le désir de faire participer la masse au gouvernement, mais il n’est pas composé de partis réunis pour essayer un accord sur un texte de loi. La Charte de Charité interdit formellement de constituer des clans, des partis politiques ; le chapitre général est un corps mystique, chef de l’ordre.
Il a une volonté unique. Il prend ses décisions à la majorité parce que c’est la façon la plus fréquente de déterminer l'opinion d’une assemblée ; encore n’est-ce pas une règle absolue : bien souvent nous voyons le supérieur général chargé de trancher avec ceux qui lui sembleront du meilleur