‹ Le Chapitre Général Jusqu'au Moment Du Grand SchismeChapitre 168 sur 191 · LE CHAPITRE GÉNÉRAL ET LES RELATIONS EXTÉRIEURES DE L'ORDRE · texte numérisé non relu

LE CHAPITRE GÉNÉRAL ET LES RELATIONS EXTÉRIEURES DE L'ORDRE

De ce que les maisons religieuses se réunissent en ordres, dont le chapitre général est la pièce capitale, découle l’unité et la force des ordres : l'autonomie joue plus librement, elle se précise et se développe, en même temps qu’elle trouve le moyen d’être efficace. Jusqu’alors les moines formaient un genre, le « tertium genus »; maintenant ils forment des sociétés, relativement peu nombreuses, mais développées et fortes. Dans l'Eglise deux forces sont en présence, dont il faut étudier les rapports : en ce qui concerne notre sujet ce sont les relations entre le chapitre général et l’évêque. S'il y a opposition entre ces forces il n’en est pas de même à l’égard de leur supérieur commun, le Souverain Pontife, qui s’attache étroitement tous les religieux, ce que nous verrons dans les relations du chapitre général et du pape. Ainsi s’organise un clergé régulier dont le chapitre général, dans chaque groupement, a des relations plus ou moins étroites avec le siècle et avec les autres groupements du même genre. À cours des quatre chapitres suivants nous n’envisagerons pas tous les rapports d’un ordre avec les puissances extérieures, mais seulement celles du chapitre général, cells qui dérivent de la nature de celui-ci, sans entrer dans le détail de toutes les applications.

Page 1