Cf., Decrelum Gratiani, C. 18, q
pent davantage à l’évêque : alors même qu'ils ne sont pas exempts ils, concourent avec l’évêque à la visite et à la correction, ils forment une unité qui déborde les cadres du diocèse, ils sont une force qui doit être rattachée à Rome. Nous examinerons donc dans une première section le maintien de la juridiction épiscopale à côté du chapitre général, et dans une deuxième le développement, par le chapitre général, de l'indépendance des religieux en face de l’évêque. Dans un appendice nous dirons un mot des rapports du chapitre général avec la hiérarchie intermédiaire et avec le clergé inférieur.
Section I
Le chapitre général en accord avec la juridiction épiscopale
Le chapitre général ne pouvait pas, au nom de la nouveauté, supprimer la juridiction épiscopale, règle essentielle de la vie de l'Eglise. Qu'on se rappelle d’ailleurs ses origines, il ne saurait en être autrement. Il n’est que le perfectionnement des fraternités entre monastères, unions.d’intérêt privé, qui ne modifient en rien l’ordre public. Les évêques ne pouvaient pas songer à renoncer à leur autorité à cause d’un chapitre général, et ils ne devaient pas le faire, le pape étant seul qualifié pour modifier leur juridiction.
Ils continuent comme par le passé à s’occuper des religieux ; à cet effet, ils utilisent le chapitre général comme un instrument commode à l’exercice de leur autorité, et ils le dirigent. L’archevêque d’York écrit aux présidents du chapitre augustinien que les décisions du dernier chapitre ne recevant pas une exécution suffisante il convient jusqu'à la réunion suivante de ne pas appliquer l’excommunication prévue contre ceux qui enfreindraient les statuts; puis il demande que le chapitre maintienne la bonne entente avec lui et que tous les monastères acceptent les statuts ?. De