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même, le prieur d’Arrouaise ayant été obligé pour de trop vastes constructions de louer des terres, le nombre des convers s’en était trouvé réduit : les ordinaires des lieux portent divers statuts interdisant aux religieux de donner leurs biens à fermet.
Eux-mêmes ont soin de faire observer l’obligation du chapitre triennal. Un concile espagnol après 1215 rappelle cette obligation aux moines et aux chanoines ?. L’archevèêque d’York se plaint de ce que le chapitre augustinien ne s’est pas tenu depuis cinq ans et il exige, dans les deux mois, une réponse à ce sujet ?. La tenue du chapitre ne les empéche pas de visiter les monastères. S'ils s’en abstiennent c'est parce qu'ils font confiance au chapitre. L’évêque de Forli concède au prieur de Campomaldoli la visite de Sainte- Marie de Forli, mais il est bien entendu que les visiteurs exercent leur activité de l’autorité du chapitre général et de l’évêque de Padoue 4. Les évêques surveillent le temporel des religieux ; par exemple, le concile espagnol que nous venons de mentionner interdit les aliénations et les constitutions de droits réels sans autorisation épiscopale. Le plus souvent ils profitent du synode, comme autrefois, pour édicter des statuts relatifs aux moines et pour les réformer : au synode de Vienne, en Autriche, 1267, il est décidé que les évêques de la province réformeront les Bénédictins avec laide de deux Cisterciens 5.
D'ailleurs les abbés sont en principe tenus d’assister au synode diocésain. Gratien dit bien, d’après un concile de Tours f, qu'ils n’y sont pas obligés, sauf cause raisonnable ; mais le droit n’est pas net. Les abbés Prémontrés font partie du synode puisqu'Urbain V les autorise à s’y faire représenter par des procureurs 7. De même les Bénédictins de la province Reims-Sens, sont astreints à venir à tout synode jusqu’en 13718.