Clem. I
DMOACIST-AIE 7:
3. Vincent d’Espagne, d’après Panormitanus, X-111-35-7, denuncient.
visiteurs un droit propre à devancer l’évêque dans la correction, et Bernard de Parme la complète en disant que si la correction exige la déposition, les visiteurs feront appel à l’évêque, de qui la juridiction sera sauve ainsi.
Section Il
Le chapitre général contre la juridiction épiscopale
Les papes des XIIe et XIIIe siècles développent l’exemption, par laquelle ils se subordonnent directement les religieux. Les évêques résistent plus ou moins. Rome reconnaît le principe des droits de l’évêque et précise à quoi reconnaître l’exemption; Alexandre III déclare le paiement d’un cens à saint Pierre insuffisant pour détruire les droits de l’évêque ?, et Boniface VIII exige une mention expresse de l’exemption, au moins par la formule « ad Romanam Ecclesiam pertinere »°. Mais, en même temps, les papes multiplient les privilèges. De leur côté les ordres agissent dans le sens de l'indépendance vis-à-vis de l’évêque, tantôt volontairement tantôt inconsciemment.
Citeaux et les Chartreux ont bien compris que le chapitre général va concurrencer et paralyser l’autorité épiscopale, aussi exigent-ils les uns l’acceptation de la Charte de Charité par tous les évêques, les autres la soumission anticipée des évêques et de leurs successeurs à toute décision du chapitre. Les évêques doivent donc renoncer à leurs droits sur les monastères, même de moniales 4, Chaque fois qu'ils en éprouvent le besoin, ils s'adressent au chapitre, mais ils n’agissent pas personnellement et le chapitre reste libre.
Nous avons vu comment le chapitre général légifère, visite, corrige, confirme les élections, dépose. Cette activité est
1. Vincent d’Espagne ct Bernardo Parmensis, X-III-35-7, corrigent, episcopo, etc.