Panormitanus, X-111-35-7. et quod statutum
nous avons vu que le chapitre général substituait à l’autorité d’un seul l'autorité d’un corps. Or l’objet du mouvement conciliaire fut justement, sinon de substituer le corps des évêques au Souverain Pontife, du moins de soumettre celui-ci au contrôle et à la discrétion périodique de celui-là. Il s’est donc produit dans l’organisation des ordres religieux une évolution qui s’est amorcée aussi dans la constitution de l'Eglise. Le chapitre général n’y est pas tout à fait étranger : il ne s’agit pas d’une relation de cause à effet, mais, plutôt, d’un exemple et surtout de la réalisation sur un terrain particulier d’une tendance générale. Non content de se substituer à l'individu dans le gouvernement d’un ordre, le chapitre général introduisait des sujets dans son sein et empiètait de plus en plus sur l'autorité des supérieurs développant donc à la fois une certaine démocratie et un certain parlementarisme, systèmes auxquels peut se résumer le mouvement conciliaire.