O.S.B., Angl. Nord
7. O. Carm., 1345.— Cf. aussi, O. Cist., 1280 et 1290, O. CI., 1274-1276, etc, On trouve parfois l’expression même « d’appel au bras séculier »; vg., O. CI,
le siècle en même temps qu'il utilise le siècle pour le bien de l’ordre. De son côté le siècle profite du chapitre général. Il sollicite ses prières, il accomplit par lui des œuvres pies, par exemple en construisant un couvent ou en offrant des legs, il lui demande la sépulture, le chapitre lui accorde des fraternités 1, ou même des religieux, moines ou convers comme chapelains et compagnons. La vie économique n'est pas indifférente à la tenue du chapitre général. La ville où il se réunit participe à sa célébration, ce dont nous avons un écho par exemple dans les suffrages accordés aux chanoines et à la municipalité ?. Le chapitre est un événement dont la date s'impose : c’est peut-être là l’origine de bien des foires de la Sainte-Croix. Le passage sur les routes et dans les villes de nombreux abbés avec leurs escortes ne laissent pas le commerce indifférent, encore moins la curiosité. Ainsi, tout en étant deux mondes distincts, qui se défient l'un de l’autre, les religieux et le siècle profitent l’un de l’autre, aussi ne sont-ils pas sans exercer une influence mutuelle. Le développement de la vie politique n’est pas étranger à la division des provinces. Il a facilité certains schismes dans l’ordre, ce qui prépare la main mise du souverain temporel sur l'Eglise du royaume. Mais l’état a peutêtre plus reçu qu'il n’a donné. L'organisation des religieux est en avance sur celle de l’état ; il ne semble pas qu'il y ait eu d’action immédiate, mais une simple influence, sans être pour cela moins réelle, par l’application et la proposition de certaines idées et par l'exemple d’une organisation. Le développement de la démocratie dans le chapitre général annonce un même développement dans les royaumes.