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tenu à Citeaux ; tous les documents relatifs au chapitre nous l’attestent : procès-verbaux, bulles, etc. D'ailleurs seule cette abbaye offrait l'installation matérielle nécessaire à la réception de la foule qu’amenait tous les ans la Sainte-Croix. Néanmoins Citeaux n’était pas obligatoirement le lieu de tenue du chapitre général : c'était aux protoabbés à le choisir. Les circonstances se chargeaient parfois de changer le lieu de réunion : par exemple en 1365 ou 1366 le chapitre fut tenu, à cause des guerres, au Petit-Citeaux, maison que l’abbaye possédait dans les murs de Dijon *; de même en 13792.
Au début les abbés s’assemblaient probablement dans le voisinage de la chapelle dite de saint Bernard. Par la suite, fut édifié un local spécial, dès le XIIe siècle : une salle de 18 mètres sur 17, peu élevée, aux voûtes soutenues par quatre colonnes, contenant plus de 300 personnes. Elle se trouvait sous le dortoir des moines. C’est là qu’étaient enterrés les abbés de Citeaux. Il y avait de plus un local plus petit, le définitoire, près de la chapelle de saint Bernard à.
Tous les abbés de l’ordre faisaient partie du chapitre général, représentation de tout l’ordre La Charte de Charité ne faisait que sanctionner une règle logique. Vraisemblablement les abbés résignataires ne participaient pas au chapitre, puisqu'ils abandonnaïent leur charge par suite de faute ou d'incapacité. Une exception fut sans doute faite pour saint Etienne Harding. Par contre les abbés enlevés à leur monastère pour être placés à la tête d’un diocèse continuaient à faire partie de l’ordre, ne présentant pas l’infériorité des abbés résignataires, bien au contraire. Le premier, Pierre de Tarentaise, évêque à partir de 1123, fut invité à venir au chapitre général de Citeaux ; peu à peu se forma un droit coutumier : les évêques anciens abbés assistaient régulièrement au chapitre général, mais ils ne devaient pas porter les insignes épiscopaux. Il y avait à leur présence des avantages. Par eux l’ordre gardait de bons