‹ Le Chapitre Général Jusqu'au Moment Du Grand SchismeChapitre 32 sur 191 · Müller t. XIII., p. 362 et suiv · texte numérisé non relu

Müller t. XIII., p. 362 et suiv

chapitre se mit à donner des dispenses individuelles de venir à Citeaux soit pendant un certain nombre d’années soit une année sur deux 1.

Avant d'arriver à la date où devait s'ouvrir le chapitre général il importait de préparer les locaux et le travail. La première opération n'était pas négligeable : des centaines de personnes allaient se présenter à la fois, qu’il faudrait loger et nourrir, elles, leur escorte, leurs montures. La seconde était non moins importante. Elle ne s’imposait pas tout au début lorsque l’ordre, plein de zèle, était encore peu nombreux. Il fallut bientôt y songer ; on décida que l’abbé de Citeaux, les protoabbés, et quelques abbés du voisinage ou autres conviendraient d’une date et d’un lieu afin de préparer ce qu’il faudrait exposer au prochain chapitre (c.g.1194) ; ils devaient se rencontrer entre la Pentecôte et l'ouverture du chapitre dans un monastère ou une grange de la filiation de Citeaux (c.g.1209)?.

De leur côté les abbés se préparaient au départ. Itinéraire, gîte, costume, montures, harnachement, vivres, moyens de défense, etc. : autant de questions qui préoccupaient les abbés et sur lesquelles les statuts des chapitres généraux ne cessent de revenir.

Chaque abbé pouvait se faire accompagner d’un convers, pas plus, sauf ceux qui habitaient au delà des mers ou des Alpes, et encore ceux-ci devaient-ils laisser leurs compagnons supplémentaires en passant dans l’une des quatre premières filles de Citeaux (c.g.1157). À défaut de convers ‘on pouvait prendre un familier, jamais un moine (c.g.1134). Ce compagnon soignaïit les chevaux et dormait à l'écurie. Cependant des moines de plus en plus nombreux accompagnaient leur abbé ; la venue à Citeaux leur était interdite sauf en cas de nécessité (c.g.1152, 1215); il était facile d'inventer des prétextes, qui en général n'étaient pas reconnus valables par le chapitre, d’où il s’en suivait pour

1. Vg., O. Cist., 1275 et les années suivantes. En 1263 comme récompense de ce qu’il apporte de Grèce à Citeaux, une relique de saint Jean-Baptiste, un abbé se voit donner la faculté de n’assister au chapitre général que tous

les sept ans.

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