‹ Le Chapitre Général Jusqu'au Moment Du Grand SchismeChapitre 41 sur 191 · II. Naissance du chapitre général clunisien · texte numérisé non relu

II. Naissance du chapitre général clunisien

Le successeur de Ponce de Melgueil, Pierre le Vénérable, s'efforce de raffermir la discipline et la ferveur de l’ordre clunisien. La volonté d’opérer la réforme, de resserrer les liens entre les monastères, de mettre au point les coutumes, et peut-être une influence cistercienne l’amènent à convoquer le chapitre des abbés et prieurs de sa dépendance. C'était d’autant plus nécessaire qu’un certain nombre d’abbayes, non plus par esprit d'indépendance, mais aussi par zèle, cherchaient à suivre des observances étrangères, à se soustraire à l’autorité de Cluny, au moment même où l’ancien prieur de Saint-Martin des Champs, rappelé en Italie, perdait ses pouvoirs de légat.

Tous les prieurs d'Angleterre, d'Italie et de tous les royaumes sont convoqués à Cluny pour le troisième dimanche de Carême 1132, afin d'observer plus fidèlement que par le passé les préceptes de la vie monastique. « In illa die MCE et XII fratres 1bi adfuerunt, ecclesiastico ritu canentes processerunt … Tune Radulfus Antisiodorensis episcopus et abbates Albericus Viziliensis, ac Adalardus Melundensis, ejusdem coenobii monachi, coetum auxerunt, et conatus Petri abbatis praesentia et exhortatione sua confir- Maverunte var

Ce chapitre ne se présente pas sous l’aspect du chapitre cistercien. [Il est simplement la réunion sous un abbé des supérieurs des possessions de celui-ci. Cependant il y a déjà une nuance : un évêque et des abbés donnent plus de force à l’assemblée, les moines aussi, et ils confirment les efforts de Pierre le Vénérable. Ils le font sans doute grâce à

1Berlière RL 28/Dr257IetSuLVe 2. Berlière, op. cit., p. 258.

Page 1