‹ Le Chapitre Général Jusqu'au Moment Du Grand SchismeChapitre 46 sur 191 · Heimbücher, t. I, p · texte numérisé non relu

Heimbücher, t. I, p

Hourlier

chef d’ordre ; le successeur de saint Jean Walbert, parce qu'il doit présider à tous, doit être élu par le consentement et le jugement de tous ceux qui sont à la tête des monastères. L'élection de l'abbé général et les consentements à donner par la congrégation supposent la tenue du chapitre général ?.

Section III

Nouvelles congrégations bénédictines

Cluny, les Camaldules, Vallombreuse sont de vieux groupements bénédictins, qui précisent leur organisation peu à peu. Dans la seconde moitié du XIIIe siècle et au début du XIVe de nouveaux groupements bénédictins se fondent, qui, profitant du développement des institutions, se donnent des constitutions où se reflètent des influences extérieures. Le chapitre général reçoit une importance d'autant plus considérable que les supérieurs ne se voient accordés que des pouvoirs temporaires.

Ce n’est d’ailleurs pas tout à fait exact pour les Silvestrins, congrégation approuvée par Innocent IV en 1247 : les supérieurs, prieurs et général, y sont élus à vie, mais par contre le chapitre de l’ordre, tenu tous les quatre ans, nomme les officiers de chaque monastère, prieurs, maîtres des novices, zélateurs, comme le général?. Il se trouve être ainsi la source de toute autorité.

Le général n’a chez les Célestins et les Olivétains que des pouvoirs temporaires.

Fondé avant 1264 l'ordre des Célestins tenait dès 1274 un premier chapitre général, à Majella. Vingt ans plus tard, le 27 septembre 1294, le pape saint Célestin approuvait les

1. D'une façon générale il semble que dans les principaux monastères grou, pant autour d’eux d’autres monastères, tels les Humiliès, Montevergine, Cluse- Saso-Viso, Tiron, etc... comme à Cluny, Vallombreuse, chez les Camaldules, l’abbé est chef d’ordre et qu'il réunit de temps à autre les supérieurs de ses dépendances en un chapitre qui peu à peu se transforme, plus ou moins complètement à l’imitation de Citeaux. Mais le général garde une autorité prépondérante. — Cf. Heimbücher, t. I, p. 200-208.

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