‹ Le Chapitre Général Jusqu'au Moment Du Grand SchismeChapitre 47 sur 191 · Heïmbücher, t. I, p · texte numérisé non relu

Heïmbücher, t. I, p

statuts. La bulle déclare que l’abbé de San Spirito est établi pour toujours père-abbé de tous les coabbés, prélats et frères à lui soumis, présents et futurs. D'autre part chaque année, dans le monastère principal ou dans tout autre lieu, doit être fait un chapitre général pour traiter, selon la règle de saint Benoît, de ce qui concerne l’ordre et les maisons. Des présidents et des visiteurs y seront élus. De plus, tous les trois ans, le père-abbé doit au chapitre général offrir spontanément sa démission, à moins que dans l'intervalle les visiteurs ne l’aient surpris en faute assez grave et que le chapitre ne l’ait déposé. Après cette démission, des électeurs sont aussitôt constitués pour nommer, en conclave, celui qui sera préposé au monastère de San Spirito et à tout l’ordre ; ils choisissent parmi les moines de l’ordre, sans condition, le père abbé pouvant être réélu. Cette élection vaut confirmation par le siège apostolique 1.

Le chapitre général des Célestins est composé de tous les supérieurs des monastères et d'un déiégué élu par chaque maison ?. À côté fonctionne un chapitre annuel pour les affaires courantes *. Celui-ci est, peut-être, un conseil restreint, comme il en existe dans beaucoup d’ordre, ou bien simplement le chapitre général, qui se trouve avoir une importance moindre les années où n’a pas lieu l'élection du supérieur général.

Avec les Célestins le chapitre général prend donc une importance primordiale : il se trouve dans une large mesure être le chef de l’ordre puisque le supérieur général est placé tous les trois ans à sa merci.

Les Olivétains présentent le même caractère. Avec cette congrégation fondée au début du XIVe siècle nous arrivons au point extrême de l'importance donnée au chapitre général .Erigé canoniquement en 1318 l’ordre tenait l’année suivante son premier chapitre.

Le chapitre est réuni tous les ans à Montoliveto, sauf impossibilité par suite de guerre, peste, etc. La date fixée primitivement aux calendes de septembre fut portée en

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