‹ Le Chapitre Général Jusqu'au Moment Du Grand SchismeChapitre 48 sur 191 · Molitor, t. I, p · texte numérisé non relu

Molitor, t. I, p

1339 à celles de mai, puis en 1431 au troisième dimanche après Pâques 1. Il est composé par tous les prieurs auxquels se joignent un ou deux délégués élus par chaque maison (c.g.1350). Le prieur de Montoliveto préside; le général, seul abbé dans l’ordre, résigne sa charge ; son successeur est élu ; puis, à leur tour, les prieurs se démettent de leurs fonctions, et leurs remplaçants sont nommés par l'abbé général et son définiteur ?.

La brièveté du généralat était une cause d'insécurité. Sans doute le bienheureux Bernard Tolomei, fondateur de l’ordre, fut réélu chaque année jusqu’à sa mort, mais il n’en fut pas toujours ainsi, il arriva même qu'en 1350 trois abbés furent successivement nommés. Pour remédier à cet inconvénient Clément VI en 1357 décida que l'abbé conserverait sa charge pendant trois ans. En 1371 Grégoire XI précisa qu'il ne serait pas immédiatement rééligible et fixa le collège électoral à six voix pour Montoliveto (l'abbé, le prieur, quatre moines), plus trois voix par autre maison (le prieur et deux délégués). Par contre il approuva la décision du chapitre de 1369 déclarant que le chapitre général doit accepter la résignation de l’abbé.

S'il arrive que la charge d’abbé soit vacante entre deux chapitres le prieur de Montoliveto doit convoquer sept prieurs, qui, avec un ou deux moines chacun, procèderont à l’élection.

L'élection de l'abbé chef d’ordre tenait donc une place importante dans l’activité du chapitre général. Elle n’était pas la seule : comme ailleurs celui-ci devait veiller au maintien de la discipline, à l’état matériel et spirituel de l’ordre et des monastères. Il était donc le véritable chef. Des pouvoirs très larges furent bien accordés à l’abbé, mais par le chapitre, qui ne se démettait pas de son droit de contrôle faisant ainsi de l'abbé son procureur. Peu à peu le général et six visiteurs devinrent la puissance exécutive du chapitre, détenteur de la puissance législative et de la puissance électorale.

1. Lugano Bargensis chronicon, p. 33 en note. 2. Molitor, t. I, p. 256. Cf., Lancelotto, p. 24.

La congrégation du Saint-Sacrement, fondée à Assise dans le second quart du XIVe siècle, se rapprochait des Olivétains, avec qui elle fusionna plus tard.

Le chapitre général des nouvelles congrégations bénédictines présente donc deux nouveautés : la durée temporaire du généralat, et la participation de sujets au chapitre général. Celle-ci dénote une influence des ordres mendiants,

celle-là annonce une pratique qui se répandra surtout après ERXCIEVENSTÈClE"

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