Cf., Berlière et principalement R.B., L
Section III
Un exemple :
le chapitre provincial en Angleterre
L'Angleterre est une des régions où le chapitre triennal a été assez bien pratiqué. Nous en dirons quelques mots, pensant éclairer par cet exemple ce qui s’est passé ailleurs avec plus ou moins de similitude.
L’Angleterre comprend deux provinces ecclésiastiques : celle de Canterbury et celle d’York. Après le quatrième concile de Latran les abbés bénédictins se réunissent, d’après ce cadre, en deux groupes, celui du Sud et celui du Nord ; chacun a toujours tenu ses assemblées propres. Cependant en 1253 des représentants des deux provinces siègent ensemble à Oxford. Un tel fait s’est peut-être renouvelé 1.
Ces provinces sont d’ailleurs d'importance très inégale. Celle du Nord ne comprend que quatre abbés ou prieurs. Celle du Sud réunit en 1225 onze prélats, en 1235 douze prélats, 23 moines munis de procurations, trois prieurs cathédraux; une dizaine de supérieurs sont absents ou insuffisamment représentés ?. La province de Canterbury travaille beaucoup plus méthodiquement : une preuve nous en est fournie par les trois codifications successives de 1219-1225, 1249, 1277-1279, celle-ci la plus importante et d’une valeur telle que même après la publication des statuts de Benoît XIT elle formera la base du règlement rédigé en 13435. La province d’York au contraire édicte des statuts sans ordre, et fait de larges emprunts à ses voisins # En revanche, vu le petit nombre de monastères, elle peut prendre des mesures spéciales et son action est, dans une certaine mesure, plus efficace.