Galbraith, p
dique, qui en général est celui de la législation en trois phases : « inchoamus.. approbamus.. confirmamus », suivis d’admonitions, de déclarations d’absolutions de prieurs provinciaux (à partir de 1247), de peines, de concessions de maisons, des suffrages, de l’indiction du prochain chapitre général, etc. 1. Ces actes sont recopiés par les « socit » venus de chaque province, dans lesquelles ils doivent les rapporter. Revenus dans leur circonscription le définiteur (ou le prieur) et son compagnon rendent compte de leur office devant le chapitre provincial à qui ils lisent les actes du chapitre général. À partir de ce moment ceux-ci deviennent obligatoires dans la province (c.g.1365 declaratio). A leur tour les membres du chapitre provincial les recopient à l’usage des couvents, où on doit les lire et les appliquer ; chaque maison les conserve dans un cahier spécial et corrige le livre des constitutions au fur et à mesure des modifications.
C’est ainsi que de la multitude des frères le pouvoir monte jusqu’à un corps élu, unique pour le monde entier. Ce corps précise et complète les règles de l’ordre, et nomme le supérieur général, responsable devant lui. De cette assemblée suprême la loi descend jusqu'à chaque frère afin d’être appliquée pour le plus grand bien de l’ordre et pour la sanctification de chacun. Les Dominicains se gouvernent eux-mêmes, au prix d’une organisation assez compliquée, dont le chapitre général est la clé de voûte.
Section II
Autres mendiants
Ordre des Frères Mineurs.
Ce n’est que peu à peu que l’ordre des frères mineurs a établi l'organisation qui lui convenait. Le chapitre général
est devenu l’un des éléments principaux de cette organisa-