Cf, Gratien, p
mais ils ne sont pas définiteurs (constitution de 1260). Plus tard il comprend aussi des anciens maîtres généraux et des membres de la curie généralice ?. D'autre part des religieux, sans faire partie du chapitre, assistent à certaines séances : en effet saint Bonaventure institue des discussions publiques à l’époque du chapitre général et fait prècher devant les religieux assemblés, afin de développer l’activité intellectuelle $.
En ce qui concerne la procédure du chapitre général il n’y a rien de particulier à signaler. En ce qui concerne son rôle dans l’ordre il suffit de préciser qu'après 1239 il est, plus qu'un contrepoids, l'autorité suprême dans l'ordre possédant la plénitude du pouvoir législatif et jugeant en dernier ressort, alors que le ministre général n’est qu'un agent d'exécution et de contrôle au service du chapitre. Néanmoins l’action personnelle d’un saint Bonaventure et son prestige font qu'il demeure une grande autorité. A sa mort l'ordre voit croître les difficultés principalement sur deux points, le conflit avec les séculiers et l'interprétation de la pauvreté. Dès la fin du XIIIe siècle des schismes se produisent dans l'ordre ; la situation se compliquera ensuite sous l'effet de la division dans l'Eglise, comme aussi des réformes vers la stricte observance. Ce donne beaucoup de travail au chapitre général, mais en même temps celui-ci devient moins fort par suite des déchirements qui torturent l'ordre.
Ainsi les nécessités de la vie d’un ordre ont introduit le chapitre général chez les Franciscains, qui ont subi à ce point de vue très fortement l'influence dominicaine. Cependant les Mineurs n'ont pas copié les Prêcheurs. Ils n’ont pas adopté le système des trois chapitres annuels à composition différente, entraînant le procédé du triple vote. Par contre le rôle de la province dans l'organisation de l'ordre les amène à donner à celle-ci toute place dans la composition du chapitre général, formé à la fois des supérieurs et de députés des sujets ; de même le rôle du chapitre général dans l’ordre est capital : c’est lui l'autorité suprême