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que pour le charbon, dit-il. Avant la réunion du 2 janvier, le Gouvernement allemand m’a fait demander par les voies les plus officielles si je serais disposé à recevoir dans le courant de décembre, MM. Stinnes et Silverberg. Je me suis enquis de l’objet de leur démarche, et il m'a été répondu qu'ils désiraient m’entretenir d'accords à passer avec des industriels français en vue d'échanger du coke et du minerai. »
« Au compte des Réparations ? ai-je demandé, et il ne m'a, à cet égard, été laissé aucune illusion si j'avais pu du reste en concevoir.
« L'Allemagne est prête à nous vendre son coke si, en retour, nous lui livrons du minerai. Mais quant à nous remettre du charbon et du coke au titre de nos dommages, non, non, jamais. Elle estime qu’elle ne nous doit rien parce qu’elle nous a rendu la Lorraine avec ses minerais et que nous possédons les mines de la Sarre, dans des conditions du reste incertaines et précaires, c’est-à-dire, en bon allemand, que l’Allemagne prétend ne plus tenir aucun compte de l’article 236 et de l’Annexe V à la Partie VIII du Traité de Versailles. Elle se plaint qu’on lui ait enlevé la Sarre et une partie de la Haute-Silésie, comme si'lée Traité n'avait pas fixé les quantités de charbon à livrer en faisant état de ces causes de diminution de la production allemande et comme si, à son tour, la Commission des Réparations n'avait pas réduit de beaucoup les quantités prévues au Traité.
« Or d’une part l'Allemagne a du charbon et du coke disponibles puisqu'elle offre d'en vendre à nos industries ,et d’autre part la France ne peut en raison de ses besoins tolérer aucun manquement dans les livraisons de coke et de charbon. Depuis quelques mois, en effet, nos usines métallurgiques sont en grande partie reconstruites, mais le prodigieux effort qui a été
« accompli reste vain parce qu’il nous est impossible de donner à « ces usines une alimentation normale en coke. »
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