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les mineurs se soumirent immédiatement, et les livraisons reprirent.
De nouvelles difficultés naquirent à l’approche du 15 juin, date de l’expiration des accords.
Les industriels de la Ruhr ne pouvaient continuer, disaientils, à livrer gratuitement du charbon. Ils demandaient donc que les Gouvernements français et belge leur fissent l’avance des sommes nécessaires au paiement des livraisons de Réparations. En tous cas, ils étaient décidés à ne continuer des livraisons que si leurs prestations étaient reconnues faites à partir du 15 avril. La M.I.C.U.M. repoussa toutes ces suggestions et imposa à nouveau, le 15 juin, et jusqu’au 1° juillet une prolongation pure et simple des accords (1).
(1) « Les accords entre la M. I. C. U. M. et les industriels de la « Ruhr expirant le 15 juin 1924 sont prorogés sans modification jus- « qu’au 30 juin inclus. I1 est entendu que le prochain arrangement qui « interviendra à partir du 1°” juillet pourra spécifier un effet rétroactif « à partir du 16 juin en ce qui concerne le Kohlensteuer, les taxes de « licence et de dérogation et les autres redevances en espèces. »
Le 1° juillet arriva, et il n’était pas question que le plan des experts entrât en application (1). À mesure cependant que se prolongeaient les livraisons gratuites, les industriels devenaient de plus en plus hostiles aux accords avec la M. I. C. U. M. Le Gouvernement allemand qui essayait de se ressaisir pour hâter l’application du plan des experts déclara qu’il financerait les industriels pour qu’ils pussent continuer les livraisons, mais on savait qu'il ne pourrait le faire. La France et la Belgique avaient de leur côté formellement déclaré qu’elles ne participeraient pas au paiement des livraisons de charbon jusqu’à la mise en application du plan. Le Gouvernement allemand finança cependant en partie, et les accords furent renouvelés du 1* au 31 juillet.
À ce moment, le Gouvernement allemand déclara ne plus pouvoir alimenter l'exécution des accords entre les industriels “et la M. I. C. U .M. Mais on connaissait l’état des travaux de la Conférence de Londres, la mise en application du plan paraissait imminente. Une dernière prolongation fut obtenue des industriels ; ils s’engageaient à continuer les livraisons gratuites jus- “qu’à la mise en vigueur du plan ,se réservant cependant de dénoncer l’accord à partir du 15 août avec préavis de 5 jours. Moyennant quoi le Kohlensteuer et diverses taxes étaient réduites. “Durant le mois d’août les livraisons se poursuivirent normalement. La mise en vigueur du plan était prévue pour le 1° septembre. La M. I. C. U. M. et la Commission des Six appelées à disparaître engagèrent donc des négociations pour régler les livraisons de charbon et sous-produits, au titre des Réparations, pendant la période transitoire qui allait s’écouler avant l’évacuation complète économique et fiscale de la Ruhr et de la Rhéna- “nie. I1 fut convenu que les livraisons seraient continuées sui- “vant les quantités fixées par la C. D. R. et le payement effectué au prix fixé après entente entre la C. D.R. et le Gouvernement allemand.
(1) La Conférence de Londres qui en régla le détail ne se réunit qu’à “fin juillet et se clôtura le 16 août 1924.
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