PROPHYLAXIE
paille, sur le fumier, sur le sol des écuries, sur les parois des murs, dans les mangeoires, etc., ainsi que sur les peaux qui ne doivent pas être suspendues dans les bergeries sans avoir subi ce lavage. On nettoiera aussi à l’eau bouillante les véhicules qui ont transporté les cadavres, les couteaux et autres instruments qui ont servi à les écorcher.
Si l’animal meurt sur les champs, on brülera de la paille ou des herbes sèches à l'endroit où il a succombé. Si l’on ne peut produire ces flambées, on arrosera la place avec une solution de sulfate de cuivre (vitriol bleu) renfermant 10 grammes de sel par litre d’eau. Cette solution sera aussi utilement employée à la désinfection des étables ; elle constitue un des agents les plus actifs pour la destruction des microbes en général et de la bactéridie et de-ses germes en particulier.
En résumé, par un de ces trois moyens: le feu, l’eau bouillante ou la solution de sulfate de cuivre au centième, il sera possible, dans tous les cas, de détruire la cause de propagation de la maladie.
Si les cultivateurs veulent s’astreindre à appliquer les mesures qui viennent d’être indiquées sommairement, il n’est pas douteux que le charbon finisse par disparaître rapidement. Ils se mettront aussi eux-mêmes à l’abri du fléau ; et on ne signalera plus tous ces cas de pustule maligne dont sont victimes les vétérinaires, les bergers, les bouchers, les tanneurs, les équarrisseurs, etc., et qui déterminent chaque année la mort d’un nombre relativement considérable de personnes.