‹ Le charbon et la vaccination charbonneuse d'après les travaux récents de M. PasteurChapitre 6 sur 63 · SYMPTOMES DE LA MALADIE · texte numérisé non relu

SYMPTOMES DE LA MALADIE

jacents. Enfin dans celui-ci ce sont les bronches, le poumon qui offrent les lésions les plus remarquables.

Cette description de la maladie du sang de rate chez les moutons est très exacte, et dans l'immense majorité des cas, elle est suffisante pour diagnostiquer l'infection charbonneuse. Cependant, des cas peuvent se présenter où les symptômes ou au moins une partie d’entre eux font complètement défaut. Alors le praticien est indécis, car il ne sait s’il a devant lui le charbon ou une maladie voisine. Grâce aux découvertes récentes le doute qui pouvait subsister dans un certain nombre de cas n’existe plus. À cet ensemble de symptômes plus ou moins fugitifs et plus ou moins faciles à apprécier, on a substitué un diagnostic certain qui ne fait défaut dans aucun cas : c’est la présence dans le sang de petits bâtonnets droits, cassés et immobiles, visibles seulement au microscope et à un grossissement de 400 ou 500 diamètres, bâtonnets qui ont reçu le nom de bactéridies. Aujourd’hui on peut affirmer que toutes les fois qu'on rencontre ces bactéridies dans le sang d’un animal qui vient de mourir, on a affaire au charbon; toutes les fois au contraire que les bactéridies n’existent pas, on peut affirmer que l’animal a

… succombé à une maladie différente du charbon. La bactéridie est donc le criterium de la maladie charbonneuse.

Les Notes suivantes, communiquées aux Sociétés savantes el que je reproduis in extenso, vont nous montrer comment on est arrivé à cette notion rigoureuse et comment, partant de là, on a pu étudier d’une façon complète cette maladie sur laquelle on a

. disserté pendant de si longues années durant lesquelles beau- 4 coup de bons esprits, malgré leurs longues et patientes recherches, n’arrivaient pas à s’entendre, ou du moins faisaient faire peu de progrès touchant la véritable nature et l’étiologie de cette affection. Le point de départ leur faisait défaut. Malheureusement, il faut le dire, il en est encore ainsi pour un grand nombre de maladies contagieuses de l’homme ou des animaux. La marche suivie dans les travaux qui ont élucidé complètement et définitivement la maladie charbonneuse, peut servir de modèle pour lPétude de toutes les autres maladies contagieuses.

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