‹ Le charbon et la vaccination charbonneuse d'après les travaux récents de M. PasteurChapitre 8 sur 63 · DEUXIÈME NOTE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME NOTE

Académie des sciences, 16 juillet 1877.

Académie de médecine, 17 juillet 1877.

Les expériences dont j'ai rendu compte à l’Académie en mon nom et au nom de M. Joubert, le 30 avril 1877,ont démontré sans réplique qu’il existe un organisme microscopique, cause unique de Ja terrible maladie qu’on désigne sous le nom de charbon : c’est la bactéridie aperçue pour la première fois par le docteur Davaine, en 1850.

Le travail le plus récent sur l'étiologie de la maladie charbonneuse est dû à M. Paul Bert. Ses expériences l'avaient conduit à mettre en doute le rôle que le docteur Davaine et beaucoup d’autres, sans cesse combattus, il est vrai, par de non moins habiles observateurs, avaient attribué à l'organisme dont je parle.

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Toutes ces contestations avaient leur raison d'être, parce que personne, suivant nous, n'avait apporté de preuves décisives dans le débat. Le docteur Davaine, qui avait le plus approché du but, avait donné lui-même des armes à la contradiction par ses études si remarquables sur la septicémie. On sait en effet que, prenant pour point de départ certains faits découverts par MM. Coze et Feltz et qui font le plus grand honneur à ces physiologistes, faits relatifs à l'augmentation de la virulence de la putréfaction, en passant, si l’on peut ainsi dire, dans l’économie d’un animal vivant, Davaine nous a appris que des fractions de goutte infinitésimales d’un sang virulent peuvent donner la mort. Pour éloigner toute hypothèse de l'existence simultanée d’une matière virulente associée à la bactéridie dans le sang charbonneux, il fallait donc par des cultures cent fois répétées de la bactéridie, purifier celle-ci à tel point, qu'il devint impossible de supposer qu’elle eût conservé quoi que ce soit de la goutte de sang microscopique qui avait servi de point de départ aux cultures; et, appliquant en dernier lieu une filtration parfaite à la bactéridie née dans un liquide d’une limpidité irréprochable, il fallait montrer que le liquide filtré, débarrassé de la bactéridie, était a bsolument inoffensif. C’est cet ensemble de preuves que notre Note du 50 avril a fait connaitre.

Je dois ajouter, à l'honneur de M. PaulBert, qu'il s’empressa de venir prenûre co nnaissance de nos expériences, et qu'après les avoir reproduites il en a reconnu l’exactitude devant la Société de biologie, qui avait reçu ses premières communications. Voici comment il s'exprime :

€ M. Pasteur ayant bien voulu me donner quelques gouttes de celte urine où il cultive des bactéridies, j’inoculai un cochon d'Inde qui mourut trente heures après, son sang fourmillant de bactéridies. Or ce sang, dont la virulence était extrême, comme le prouvèrent d’autres 1 noculations, perdit complètement toute vertu, soit après un séjour d’une semaine dans l'oxygène comprimé, soit après l’action de l’alcool concentré.

» C'étaient donc bien, dans ce sang, les bactéridies qui occasionnaient la mort. » (Société de biologie, séance du 23 juin 1877.)

Tout à l’heure je dirai comment la sagacité de l’éminent physiologiste à qui l’Institut décernait naguère le grand prix

biennal (1) fut mise en défaut par la confusion des connaissances vétérinaires actuelles sur les maladies charbonneuses.

En résumé, le charbon doit être appelé aujourd'hui la maladie de la bactéridie, comme la trichinose est la maladie de la trichine comme la gale est la maladie de l'acarus,qui lui est propre, avec cette circonstance, toutefois, que, dans le charbon, le parasite, pour être aperçu, exige l’emploi du microscope et de forts grossissements. C’est la première maladie parasitaire connue de cette sorte et, à ce titre, elle a une importance exceptionnelle. C’est cette maladie où, entre autres symptômes, la rate augmente de volume, devient noire etdiffluente sous la moindre pression, où les globules du sang se montrent en amas agglutinatifs, et qui, à peine les premiers symptômes extérieurs du mal commencé, amène le plus souvent une terminaison fatale dans l’intervalle de quelques heures ; enfin dans laquelle, au moment &e la mort, le sang dans toutes les parties du corps est rempli de petits filaments d'une grande ténuité et immobiles.

Les propriétés physiologiques de la bactéridie charbonneuse sont fort dignes d’attention. Dans ma lecture du 30 avril, j'ai rappelé que j'avais décrit autrefois un mode de génération des vibrions qui avait passé inaperçu et dont l’importance physiologique grandit chaque jour, Il consiste essentiellement dans une formation de corpuscules qu’on peut appeler kystes, spores ou counidies, suivant le point de vue où l’on se place pour la classification du genre vibrionien. Je me servirai volontiers de l'expression de corpuscules brillants, qui rappelle un caractère fréquent dans ces sortes de germes et qui frappe l'attention de l’observateur, ou celle de corpuscules-germes qui rappelle leur fonction physiologique.

Depuis que j'ai signalé ce mode de reproduction des différentes espèces de vibrions, on l’a retrouvé dans toute la série des espèces de ces êtres microscopiques et le docteur Koch l’a mis en évidence le premier pour la bactéridie charbonneuse. Les vibrions, les bactéries, les bactéridies peuvent donc revêtir deux aspects essentiellement distincts : ils sont en fils translucides déliés, de longueurs

(1) Depuis, M. Paul Bert a été, en 1882, élu membre de l’Académie des sciences en remplacement de M. Bouillaud décédé.

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variables, se multipliant rapidement par scissiparité; ou bien on les trouve en amas de petits corpuscules brillants formés spontanément dans la longueur des articles filiformes qui se séparent ensuite et constituent alors des amas de points paraissant inertes, mais d’où peuvent sortir, en réalité, d'innombrables légions d'individus filiformes, se reproduisant de nouveau par scissiparité, jusqu’à ce qu’ils se résorbent à leur tour en corpuscules-germes.

La résistance des êtres dont nous parlons aux causes diverses de leur destruction est essentiellement différente suivant qu'on les considère dans leur forme de filaments ou dans celle de corpuscules. La dessiccation et une élévation de température, même faible, bien inférieure à 100 degrés, font périr les filaments. Les corpuscules-germes, au contraire, résistent souvent à la température de 100 degrés. Nous avons même reconnu que les germes des bactéries des eaux communes supportent, à l’état sec, des températures de 120 et 130 degrés centigrades ; aussi est-ce sous la forme de ces corpuscules que les diverses espèces de bactéries et de vibrions se trouvent disséminées dans les poussières à la surface de tous les objets de la nature, toujours prêtes pour la reproduction. C’est encore sous cette forme qu’on les rencontre dans les eaux communes, d’où on peut les extraire par un procédé fort simple qui consiste à abandonner une eau commune quelconque à une température constante pendant quelques jours. En raison de leur poids spécifique plus grand que celui de l’eau, les corpuscules dont il s’agit, se rassemblent au fond des vases et d’une façon si sûre, que si l’on vient à semer simultanément dans un milieu approprié l’eau des couches supérieures et celle des couches profondes, le liquide nutritif reste absolument stérile dans le premier cas, tandis que dans le second les bactéries y pullulent. Pour ces expériences nous avons eu recours à la température tout à fait invariable des caves de l’Observatoire que notre illustre confrère, M. Le Verrier, a mises obligeamment à notre disposition.

Ce mode de séparation des germes de la famille des vibrioniens s’applique avec une grande précision à la bactéridie charbonneuse.

Il était très intéressant de comparer la résistance à la mort de cet organisme dans son double mode d’existence, sous sa forme de

filaments pleins, déliés, de longueurs variables et à l’état de corpuseules brillants.

Dans l’animal charbonneux, au moment de la mort, la bactéridie est exclusivement formée de filaments articulés sans le moindre corpuscule-germe. Au contraire, une culture dans l’urine donne, après un repos de quelques jours, une grande abondance de corpuscules brillants, associés ou non à des bactéridies filiformes. Si l’on précipite par l'alcool le sang charbonneux et qu’on fasse dessécher rapidement le précipité qui enferme dans ses mailles toutes les bactéridies, celles-ci, sans exceplion, deviennent inertes. La même opération appliquée aux corpuscules-germes de la bactéridie conserve à ces derniers leur forme, leur aspect et leur puissance d'inoculation ultérieure ou leur faculté de développement dans urine neutre. On démontre ainsi qu'ils n’ont rien perdu de leur vitalité propre et de leur terrible action dans l’économie.

M. Paul Bert, dans ses beaux travaux sur l’emploi de l'oxygène à haute tension comme procédé d’investigation physiologique, a reconnu que l'oxygène comprimé détermine rapidement la mort chez tous les êtres vivants. Appliquons cette méthode à la bactéridie charbonneuse d’une part et de l’autre à ses corpusculesgermes: l'expérience démontre que la bactéridie périt facilement au contact de l'oxygène comprimé à 10 ou 12 atmosphères ; mais nous avons pu maintenir les corpuseules-germes pendant vingt et un jours à 10 atmosphères d'oxygène pur, sans leur faire perdre leur faculté de reproduction. La compression appliquée à du sang charbonneux peut done donner lieu à deux résultats en apparence tout à fait contradictoires. Si le sang ne renferme que des bactéridies à points brillants, il est aussi dangereux après qu'avant la compression.

Poursuivons l’étude des propriétés physiologiques de la bactéridie. La bactéridie absorbe pendant sa vie l’oxygène de l’air, et jusqu'aux dernières portions, en dégageant un volume de gaz carbonique sensiblement supérieur. J'ai démontré antérieurement qu'il existait des êtres pouvant vivre, se multiplier et reconstituer leurs germes absolument hors du contact de l’air, c’est-à-dire sans oxygène libre. Ces êtres, qui sont les ferments par excellence, empruntent l'oxygène des matériaux dont leur corps est formé à

CHARBON ET SEPTICÉMIE. 29 des substances oxygénées toutes faites. La bactéridie charbonneuse n’est point un être de cette nature. Pour vivre et pour se reproduire, elle a besoin d'oxygène à l’état libre; c’est donc un être aérobie qui n’agit pas à la manière des ferments proprement dits. Tout liquide renfermant les éléments essentiels de la nutrition des moisissures, des bactéries, des vibrions, etc., est propre à son développement, s’il est aéré. Lorsque l’oxygène a disparu, tout développement de l'organisme s’arrête. Bien plus, il finit par se résorber en très fines granulations amorphes tout à fait inoffensives. Il résulte de ces diverses circonstances que si la bactéridie réussit à pénétrer dans le sang et à s’y multiplier, très promptement elle provoque l’asphyxie en enlevant aux globules l'oxygène nécessaire à l’hématose. De là cette couleur noire du sang et des viscères au moment de la mort, qui est un des caractères de la maladie charbonneuse.

Mais d’où provient cet autre caractère de l’état agglutinatif des globules du sang, signalé par tous les observateurs ? C’est encore la bactéridie qui le détermine. Dans ma communication du 30 avril, j'ai dit que nous avions trouvé un mode de filtration (il consiste dans l’emploi du plâtre et de l’aspiration par le vide) qui est si sûr, que du sang charbonneux rempli de bactéridies n’en contient plus une seule après qu’il a été filtré, ni germes quelconques, ce dont on a la preuve par cette double circonstance que le sang devient imputrescible au contact de l’air pur et que, ensemencé dans un liquide propre à la nutrition des bactéridies, celles-ci n’apparaissent en aucune façon. Aussi ce sang filtré peut être injecté impunément dans le corps sans produire le charbon ni le moindre désordre local. Mais ce sang charbonneux filtré, mis en contact avec du sang frais et sain, rend aussitôt les globules agglutinatifs, autant et plus qu’ils ne le sont dans la maladie charbonneuse, peutêtre par la présence d’une diastase que les bactéridies ont formée.

Malgré la rapidité avec laquelle on voit la bactéridie pulluler dans la maladie charbonneuse, on aurait tort de croire que le sang normal est très propre à la nutrition de ce parasite. Je m'explique sur cette apparente contradiction. Chez les êtres inférieurs, plus encore que dans les grandes espèces animales et végétales, la vie empêche la vie. Un liquide envahi par un ferment organisé ou par

un être aérobie permet difficilement la multiplication d’un autre organisme inférieur, alors même que ce liquide, considéré dans son état de pureté, est propre à la nutrition de ce dernier. Or il faut considérer que le sang vivant, c’est-à-dire en pleine circulation, est rempli d'une multitude infinie de globules qui ont besoin, pour vivre et pour accomplir leur fonction physiologique, de gaz oxygène libre : on peut dire que les globules du sang sont des êtres aérobies par excellence. Lors done que la bactéridie charbonneuse pénètre dans un sang normal, elle y rencontre un nombre immense d’individualités organiques prêtes à ce qu’on appelle quelquefois, dans un langage imagé, la lutte pour la vie ; prêtes, en d’autres termes, à s'emparer pour elles-mêmes de l'oxygène nécessaire à l'existence des bactéridies. C’est, à notre avis, la seule explication rationnelle des faits suivants. Les oiseaux, on le sait, ne contractent pas le charbon : vient-on à prendre du sang de poule sur l’animal vivant, ce sang hors du corps, et mieux encore son sérum, se montrent très propres à la culture de la bactéridie. Dans l'intervalle de vingtquatre heures, elle s’y multiplie considérablement; mais si la semence de bactéridie est portée dans la jugulaire même de la poule vivante, non seulement elle ne s’y multiplie pas, mais le microscope est promptement impuissant à en signaler la présence.

Ce que je dis ici des globules du sang des oiseaux est vrai également dans une certaine mesure des globules du sang des animaux qui peuvent contracter le charbon. La bactéridie injectée dans la jugulaire d’un cochon d’Inde en pleine santé ne s’y développe que très difficilement, et la mort n'arrive pas plus vite que par uneinoculation sous-cutanée ; tandis que, déposée dans le sang decet animal, hors du corps, la bactéridie remplit le liquide en quelques heures.

Ces faits et ces vues préconçues nous ont conduits aux très curieuses expériences suivantes :

L'urine, ai-je dit, neutre ou légèrement alcaline, est un excellent terrain de culture pour la bactéridie; que l'urine soit pure et la bactéridie pure, et dans l'intervalle de quelques heures celle-ci est tellement multipliée, que les longs filaments qui la composent remplissent le liquide d’un feutrage d'aspect cotonneux ; mais si, au moment de déposer dans l’urine les bactéridies titre de

pa

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) semence, on sème en outre un organisme aérobie, par exemple une des bactéries communes, la bactéridie charbonneuse ne se développe pas, ou se développe très peu, et elle périt entièrement après un temps plus ou moins long. Chose remarquable, le même phénomène se passe dans le corps des animaux qui sont le plus aptes à contracter le charbon, et l’on arrive à ce résultat surprenant qu’on peut introduire à profusion dans un animal la bactéridie charbonneuse sans que celui-ci contracte le charbon. Il suffit qu’au liquide qui tient en suspension la bactéridie on ait associé en même temps des bactéries communes. Tous ces faits autorisent peut-être les plus grandes espérances au point de vue thérapeutique. Présentement ils suggèrent une explication physiologique du fait si remarquable que parmi les espèces animales il en est qui ne contractent jamais la maladie charbonneuse. |

La lutte pour la vie entre l’organisme charbonneux et ses con-

génères, si manifeste dans les expériences que j'ai citées tout à l'heure, va jeter de nouvelles lumières sur le sujet qui nous occupe. , Jet q P

A peine le docteur Davaine avait-il annoncé à l’Académie, en 1863, que la bactéridie était constamment présente dans le sang charbonneux, que ses conclusions furent contredites par deux habiles professeurs du Val-de-Grâce, MM. Jaillard et Leplat. Ces messieurs avaient fait venir, en plein été, de l'établissement d’équarrissage de Sours, près de Chartres, du sang charbonneux, et l’avaient inoculé à des lapins. Ceux-ci avaient péri rapidement, mais sans montrer de bactéridies. Néanmoins leur sang était devenu virulent, c’est-à-dire inoculable, sans présenter de bactéridies.

MM. Jaillard et Leplat affirmaient donc :

Que l'affection charbonneuse n’est pas une maladie parasitaire;

Que la bactéridie est un épiphénomène de la maladie et ne peut en être considérée comme la cause;

Que le sang de rate (nom du charbon quand il s’agit du mouton)

est d'autant plus inoculable qu’il contient moins de bactéridies.

M. Davaine reprit les expériences de MM. Jaillard et Leplat, et en confirma l’exactitude matérielle; mais il leur donna une nouvelle interprétation, ‘en contestant formellement que la maladie virulente décrite par MM. Jaillard et Leplat fût le charbon. Pour lui, les principaux symptômes étaient différents dans les deux

maladies ; et, comme c'était d’une vache que M. Rabourdin, directeur de l’établissement d’équarrissage de Sours, avait tiré le sang charbonneux envoyé par Jui à MM. Jaillard et Leplat, M. Davaine appela du nom de maladie de la vache l'affection découverte par ces derniers, affection plus terrible même que le charbon, car les trois observateurs s’accordaient à reconnaître que l’inoculation du virus nouveau pouvait déterminer la mort beaucoup plus promptement que le charbon, dont les effets sont pourtant si rapides.

La discussion laissa le doute dans les esprits : les uns crurent, avec MM. Jaillard et Leplat, que la présence des bactéridies n’était pas constante dans l'affection charbonneuse, que la différence des symptômes signalés par Davaine tenait précisément à une simple complication amenée par la bactéridie considérée comme épiphénomène; les autres, qu'il existait réellement comme le pensait M. Davaine, deux maladies distinctes, quoique voisines l’une de l’autre, le charbon, caractérisé par la présence des bactéridies, et la maladie de la vache, maladie virulente sans organismes microscopiques. Aussi les expressions de charbon avec bactéridies et de charbon sans bactéridies ont-elles été depuis lors fréquemment employées.

Enfin, et comme pour ajouler à l’incertitude déjà si grande de ces études, un habile vétérinaire de Paris, M. Signol, écrivit à l’Académie, à la date du 6 décembre 1875, qu'il suffisait de tuer, et mieux d’asphyxier un animal sain, pour que, dans l'intervalle de seize heures au moins, pas avant, le sang de cet animal, dans les veines profondes et non dans les veines superficielles, devint virulent avec présence des bactéridies immobiles et identiques, ajoute l’auteur (mais c’est là une erreur), aux bactéridies charbonneuses, quoique incapables de pulluler dans les animaux inoculés. M. Signol assure même que l’on retrouve dans le sang des animaux asphyxiés les caractères qui ont été décrits comme particuliers au sang charbonneux.

Nous pensons avoir dissipé ces obscurités.

Résumons d’abord les principales connaissances que nous avons acquises dans le cours de cet exposé, y compris notre Note du 30 avril :

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