SAUT NES
perfectionner ceile qui était le plus en usage de son temps. Cet écrivain entre dans de trop minutieux détails sur sa nouvelle taupière , pour le suivre dans la description qu'il eu fait.
La taupière de Lafaille est un tube de bois, fig. 15° et 16°, de forme cylindrique , de neûf à dix pouces de long, et de dix-huit lignes de diamètre à l'extérieur ; 1l porte à l'un de ses bouts un grillage de fil de fer , ct de l’autre une espèce de soupape, a, ou de porte de tôle suspendue par une charnière , b, et cédant au moindre effort de l’intérieur; cette soupape ne peut s’élever en dehors parce qu'elle est retenue par le bourrelet, c; on place le piége dans le passage du domicile de la taupe, qu’on a préalablement découvert à son extrémité ; l’air qui entre dans le passage par l'extrémité grillée du piége , porte l’animal à venir réparer le dommage, et il se précipite dans le piége qui l’attend.
Lafaiile veut que l’on ne confectionne son piége qu'avec du bois un peu tendre, tel que celui de frêne et d'au- 4 bier; il cite pourtant le noyer, le sycomore et d’autres bois
qui peuvent avantageusement être employés à cet usage ; cet auteur croit aussi nécessaire de passer à travers les flammes le piége où une taupe s’est prise , afin que l’odeur cadavéreuse que cet animal laisse après lui n’éloigne pas les autres ; il a cru s’apercevoir qu’une taupe qui restait longtemps morte dans le piége, tombait en putréfaction et empèchait les autres de venir s'y prendre; c’est pour ecla qu'il recommande de visiter souvent les piéges, toutes les six heures au moins. Ilest de fait que, pour ceux qui sont dans l'habitude de tendre des piéges aux taupes, c'est uns