NT
dations, les oiseaux de proie et les carnassiers ne réduisaient pas le nombre des taupes, 1l y a tout à croire que leur postérité serait bien plus nombreuse, et qu’elles nous deviendraient bien plus ncommodes , car ces animaux , qui ne sont point sortis de leurs attributions naturelles, vivent dans un état permanent de santé , d’aisance et de bonheur.
Les taupes, comme le dit un auteur, déjà heureuses par la nature de leur demeure, le sont encore par la consistance de leur vêtement , la délicatesse de leurs sens, la perfection de leur instinct , la tranquillité dont elles jouissent , l'abondance de la nourriture , et surtout l'amour du travail, source assurée de contentement et d’aisance ; sans doute ces animaux n’auraient rien à envier au reste des êtres, si une habitude naturelle ne les portait à détruir nos récoltes et à dévaster nos champs; ils se font par-là les ennemis des laboureurs, et le plus grand nombre périt par leurs mains , avant d’avoir parcouru le court et fortuné
période de leur vie naturelle.