‹ Le Château d'AarauChapitre 19 sur 28 · ADDRICH DES MOUSSES · texte numérisé non relu

ADDRICH DES MOUSSES

où tu voudras, Addrich, comme ton ange gardien; seulement ma plume restera à la maison.

— Eh bien! soit. Ta main! Tu ne me quitteras point. Le reste se trouvera.

— Voici ma main, Addrich. Mais ne cherche pas le reste, tu ne le trouveras pas. »

Fabien donna sa main au vieillard, qui la serra fortement, mais non sans un sourire où se cachait un peu de malice. Addrich le conduisit alors avec la lampe dans une chambre contiguë, et dit:

« Tu dois être fatigué, Fabien. Voici ton lit. Demain nous causerons davantage. Epiphanie est auprès de mon enfant. Ne dérange pas mes filles. Bonne nuit. »

Puis le vieillard se retira aussitôt. Fabien alla à la fenétre. La soirée était encore peu avancée. La vallée était baigné par la pâle lumière de la lune. Le bruit du vent dans les sspins retentissait comme celui d'un torrent voisin. Une forme humaine passa à ce moment sous la fenêtre de Fabien: c'était Addrich, enveloppé dans son manteau, avec son chapeau et son épée, qui partait encore pour une excursion nocturne. Il disparut bientôt dans l'ombre du bois.

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