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L>ANS LE LOOIS
Coupe de l'intérieur de la chapellj
(D'après le dessin de Du Cerceau.)
ginale mosaïque reproduisant la projection sur le sol des caissons de la coupole, elle contenait
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d'admirables bas-reliefs de Jean Goujon <-i les statues des douze apôtres.
Ilien dans l'œuvre de Philibert de rOrme ne porte mieux la marque Italienne h plus particulièrement romaine que cette chapelle. On seul l 'in fluence de Bramante avec son goût pour les lignes simples et régulières, pour les clôtures «-u forme arrondie, pour les couvertures en coupole. Il est vrai que nul jusqu'à Bramante ne s'était autant inspiré de l'architecture latine. Il faut ajouter par contre que les deux pyramides rappellent le thème français du clocher.
Les constructions diverses. — Le château d'Ami s'augmentait de nombreuses dépendances dont Philibert de l'Orme avait également dressé les plans. Sans insister sur les écuries, volières, 1ht. Minières, garde-meubles, orangerie dissémines sur les côtés, et aujourd'hui disparus, on peut aisément croire au soin manifeste que leur accorda l'architecte en voyant l'importance qu'il attachait à la porte de l'orangerie puisqu'il lui a même consacré une gravure dans son Traité de V Architecture.
Mais il est quelques constructions sur lesquelles il y a intérêt à passer moins rapidement. Aucun texte ne nous donne de détails précis sur la Porte de Charles le Mauvais. Quoi qu'il en soit, nous y reconnaissons, dans ses lignes architecturales comme dans certains de ses détails (gargouilles, frise avec triglyphes), l'époque de Diane et non celle du vieux roi de Navarre. De même les cui-
LE CHATEAU DE DIANE DE HoiTIEIts
sines doivent attirer l'attention. Ce sonl des salles en sous-sol, sous voûtes d'arêtes et a double étage. Du coté du bourg, à chaque angle, un pavillon de briques el de pierre s'élevait, réservés, celui de droite à la vénerie, celui de gauche, vrai
Les ANCIENNES CUISINES, AVANT LA RESTAURATION
(D'après le dessin <l<% Joly.)
seniblableinenl, au domicile du gouverneur du château. Enfin, il faut rappeler les galeries e! les petites constructions du jardin.
Eu 1877, on a découvert les restes d'un autre travail intéressant de Pli. de l'Orme, le eryptoportiquequi, (ace au jardin, soutenait le bâtiment central. Il forme une galerie peu profonde, divisée en sept ouvertures, en plein cintre, que supportenl de
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gros piliers décorés de niches. Aux deux extrémités on voit une voûte en cul <le four. Cette galerie ne jouail pas simplemenl un pôle décoratif. Elle Faisait office de support, car en e<-i endroit le château neuf s'élevait sur de vieux fondements, « Tou tefois, écrit Philibert <le l'( Irme, en faisant un cryp toportique par le dessous, je remédiay. . aussi à tout le vieil corps d'hostel, qui était très mal fondé1, »
Le plan intérieur. — A l'aide du plan de Du Cerceau, de X Inventaire général du château d'Anet, écrit en 1781 par M. Vilbert, tapissier-concierge du château, et du livre de Lemarquant qui ont servi à la consciencieuse et patiente restitution de M. Roussel, on pourrait chercher à faire connaître en partie l'aménagement intérieur du château. Mais, outre qu'en bien des cas il faudrait suppléer par des hypothèses à l'absence de certitudes, il y aurait quelque inutilité à tenter ce travail en ses détails. Contentons-nous des quelques constatations caractéristiques et certaines qu'on peut établir.
Nous avons vu que Philibert de l'Orme était un génie éminemment pratique. Cet homme qui se montre si épris de « raison », si admiratif des « ordres » antiques, se préoccupe de toutes les conditions véritables de ce que nous appelons aujourd'hui le confortable. C est ainsi qu'il écrit : « Il vaudrait mieux à l'architecte, selon mon advis, faillir aux ornements des colonnes, aux mesures
1 Les autres bâtiments : chapelle funéraire, pavillons en pierre et hémicycle, sont postérieurs à Philibert de l'Orme.
et fassades (où tous ceux qui (bnl profession de bastir s'estudient le plus), qu'en ces belles reigles de nature qui concerne la commodité, l'usage <il proufit des habitants et non la décoration, beauté ou enrichissement des logis l'aie!/ seulement pour le contentement des yeux sans apporter aucun fruict à la santé et vie des hommes. » C'est là le langage d'un « maislre masson » pratique plutôl (jue d'un érudit théoricien. Cette préoccupation de commodité l'a guidé dans le plan d'Anet. Ce fui une des causes déterminantes de la construction de la laineuse trompe. Grandes et petites salles, antichambres et cabinets, galeries et péristyles se mêlaient. Au lieu dune symétrie toute rationnelle, comme les architectes classiques du xvne siècle s'en contenteront trop souvent, de l'Orme appliqua la méthode plus pratique de l'adaptation aux besoins.
Gomme l'indique le plan de Du Cerceau, les appartements se commandaient, niais l'architecte en avait rendu un certain nombre indépendants par la construction d'escaliers. C'est ce <|ue nous apprend la Relation anonyme de 1640 \ d'autant plus précieuse que les remaniements de L.-J. d<v Vendôme n'avaient pas encore été faits : « Les chambres, salles, cabinets, galeries sont en très grande quantité... Pour comprendre en général le dedans de la maison, faut scavoir que toutes ces chambres salles et galeries communiquent d'entrée par
1 Description de la belle maison d'Ane/, veiie le mardi seconde j'este de la Pentecoste, 29 mai IGkO.
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ensemble ei qu'ainsi en entrant el sortanl de I une à l'autre, on faiel tout h' tour du logis ^.m^ sortir ni descendre d'autres escalliers qui d'ailleurs correspondent en diverses parties du bastiment, pour la facilité des allants el venants. » C'est encore la « facilité » des hôtes du château <|ui <^i en vue. Dans l'ordre des observations pratiques, rien n'échappait à de l'Orme, car s'il se préoccupe d<- I orientation des édifices, de la salubrité des terrains, ce qui est naturel, il va même jusqu'à des remarques dont l'ingéniosité nous surprend quelque peu. C'est ainsi, dit-il, que les fenêtres ne doivent pas être à ['opposite Tune de l'autre, car il « y a toujours ombre el obscurité par les coslez entre lesdicles f'enestres, laquelle rend ordinairement les lieux mélancholiques ». Celte innovation « se peut voir à la salle et aalerie du château dAnet ».