DESSINS INÉDITS
GON€ERNANT L'ANJOU '
Manselée de René d'AnJon, inscription. — Tembean dit de Jeanne de Laval. — Sépnllare de Tiilephaine. - — Plan de la cathédrale avant 1699.
Messieurs,
Aujourd'hui, plus que jamais, la lumière se fait et se fera en matière historique et archéologique, par voie de libre échange ; c'est l'expression reçue, je suis bien obligé de m'en servir. Tel document sur un sujet donné
^ Compte rendu, à la séance du l4 mai 1866, de Temploi d'un crédit ouvert cette même année, à M. Godard-Faullrier, par la Société d'agriculture, sciences et arts d'Angers, pour divers dessins inédits concernant l'Anjou, la plupart faits d'après des calques pris sur des originaux des portefeuilles Gaignières de la Bibliothèque Bodléieune d'Oxford, calques faisant partie des collections de la Bibliothèque Impériale.
se trouve en effet à Angers, tel autre à Oxford, à Paris ou ailleurs. Qui se fût douté, notamment, que la. plupart des tombeaux de nos églises de l'Anjou , mis en poudre par la Révolution, eussent été dessinés, il y a plus d'un siècle et demi, et que le plus grand nombre de ces mêmes dessins dussent être un jonr rencontrés dans seize portefeuilles de la Bibliothèque Bodléienne ^ d'Oxford, sous le nom de dessins de Gaignères?
Mais quel personnage était donc Gaignères ? Une façon d'antiquaire comme il n'en existe plus, recueillant de tout côté et ne publiant pas, amassant des trésors de quoi faire vingt réputations et négligeant la sienne, homme modeste parce qu'il était homme de dévouement. On eût dit que pressentant les désastres de la Révolution, il se fût appliqué à inventorier et à faire reproduire par le dessin, les principaux monuments que renfermaient de son temps, nos églises de France. Les services qu'il a rendus sont immenses, car avec ses nombreuses recherches, il n'est peut-être pas une cathédrale, pas un édifice religieux un peu remarquable, qui ne puissent, à l'aide de ses portefeuilles, rétablir leurs anciens tombeaux, leurs vieilles inscriptions et leurs autels primitifs. C'est une source féconde où l'historien, l'archéologue, le sculpteur, le peintre et l'architecte, peuvent puiser à l'aise et sans mécomptes.
François-Roger de Gaignières, par ses fonctions de gouverneur des villes et principauté de Joinville, de précepteur des fils du grand dauphin, fut à même, en
1 Ainsi nommée de Thomas Bodley, gentilhomme anglais, né en 1544 à Ëxeter, mort à Oxford en 16J2, restaurateur de la célèbre bibliothèque publique de cette ville.
effet, mieux que personne, de réaliser sa vaste entreprise.
Mais il ne se contenta pas de recueillir, il prit soin d'assurer la conservation de son cabinet, en le cédant, vers 1711, au roi Louis XIV. Toutefois, ce ne fut qu'après le mois de mars 1715, époque du décès de Gaignières, que ses collections furent déposées à la Bibliothèque Royale (rue Richelieu).
Un inventaire dressé avant Tannée 1717, « donnait la répartition suivante des volumes ou portefeuilles de Gaignières : manuscrits 2,407 ; modes 24 ; tombeaux 31 ; topographie 133; portraits 210; imprimés 2910 ; en outre, environ 4,400 médailles et monnaies et 693 tableaux ou peintures. Cette collection est peut-être la plus considérable qu'un particulier ait jamais possédée, et on a peine à comprendre aujourd'hui comment un homme isolé, dont la fortune était bornée, a pu la former \ >
Un certain nombre de pièces doubles furent vendues légalement le mercredi 21 juillet 1717, mais les Anglais ne se sont pas procuré par cette voie les seize volumes in-folio de dessins qui sont à Oxford, car il est dûment établi qu'ils ont été légués à la Bibliothèque Bodléienne par M. Richard Gough, célèbre topographe anglais, décédé le 20 février 1809.
Comment M. Richard s'était-il procuré ces seize volumes ? Il parait qu'il les avait achetés dans une vente aux enchères à Londres. Mais les vendeurs en étaient-
^ Revue des Sociétés savantes, août 1860, page 166. Rapport de M. Dauban au ministre de Tinstruction publique.
— us —
ils légitimes propriétaires? Il est permis d'en douter, et Ton pense généralement qu'il y a eu soustraction faite entre 1785 et 1808 *.
Quoi qu'il en soit, ces seize volumes, incontestablement sortis de la Bibliothèque Royale (Impériale aujourd'hui), n'y rentreront probablement jamais, il faut en faire son deuil. Leur absence est une fâcheuse lacune parmi les autres portefeuilles de Gaignères que nous possédons. Pour la combler, on dut songer à faire copier les dessins des seize volumes soustraits, extrêmement précieux, puisqu'ils contiennent la plupart des anciens tombeaux des églises de France, et notamment sous le no 7, ceux des églises d'Angers *.
M. Dauban, directeur-adjoint du département des estampes, à la Bibliothèque Impériale, et frère de notre conservateur du Musée de peinture et de sculpture d'Angers, eut l'honneur d'être choisi pour faire un rapport à ce sujet, au nom de la section d'archéologie du comité des travaux historiques.
Ce rapport, en date du 26 février 1860, adressé à Son Excellence M. le ministre de l'instruction publique, eut un plein succès, et dès la même année un habile artiste, M. Frappaz, reçut définitivement l'honorable mission d'exécuter en deux ans, des copies des dessins de la collection Gaignières, d'Oxford.
M. Frappaz s'est acquitté de sa tâche avec une scrupuleuse exactitude, une entente parfaite de la matière et un incontestable talent.
* Revue des Sœiétéê savantes, août 1860, page 174. » Idem, page 170.
soc. d'ag. 8
Grâce à Tobligeance de M. Dauban, que je ne puis trop remercier ici, j'ai eu l'avantage, pendant mon récent séjour à Paris, de feuilleter tous ces fac-similé, et l'avantage plus grand encore d'avoir la liberté d'en faire prendre des copies. Mon choix naturellement s'arrêta sur des monuments inédits de l'Anjou. Chacun à sa marotte! Trahit sua quemque voluptas, La mienne, et c'est aussi la vôtre, est de tout rapporter à ce tant aimé petit coin de la France, si cher que qui a le bonheur d'y naître, souhaite y mourir.
Vous ne serez donc pas fâchés. Messieurs, d'avoir quelque idée des copies de tombeaux provenant d'Oxford, en ce qui concerne notre province; toutefois nous ne nous attacherons qu'à certaines sépultures, et sans autre ordre que celui de nos notes, mais en conservant les titres et rubriques donnés par Gaignières :
1. « Tombeau d'Ysabeau de Beauveau, femme de Jehan de Bourbon, comte de Vendosmois.* »
2. c< De Renée d'Anjou, princesse Daulphine, femme de François de Bourbon, fils de Louis P^^ duc de Montpensier. »
3. « De Charles de Bourbon, prince de la Roche-sur- Yon, duc de Beaupreau, et de Philippe de Montespedon, sa femme, et de deux de leurs enfants. Il est de marbre, à Beaupreau, dans le milieu du chœur de réglise. »
4. « Tombeau de marbre, à droite contre la clôture du chœur, en dehors, dans l'église cathédrale du Mans, pour Charles d'Anjou, comte du Maine. »
5. « Tombeau dans la chapelle de Serrant, en l'église de l'abbaye de Saint-Georges, près Angers, il est de
feanne de Dreux et de Jean de Brie, seigneur de Serrant, son mary. Il mourut le 19 septembre 1356, et fut mterré aux Jacobins de Poitiers. Ils sont représentés priant, etc. »
La rédaction de ce titre, quoiqu'embarrassée, nous dit issez cependant que Tex-abbaye de Saint-6eorges-sur- ^oire possédait le corps de Jeanne de Dreux, mais non *.elui de son mari.
6. ( Tombe en pierr^ de saint Michel , chapelle des jvêques, à Saint-Maurice d'Angers. »
7. « Guillaume de Beaumont ; tombe de cuivre au •nilieu du chœur *, près le pulpître de Téglise cathé- Irale de Saint-Maurice d'Angers. »
8. < Nicolas Gellant; tombe de cuivre jaune au milieu lu chœur de l'église cathédrale de Saint-Maurice d'An* ers *. »
9. < Hugues Odard ; tombeau de marbre noir avec i figure de marbre blanc, devant l'autel de Saint-Serin Saint-Seréné), à gauche, dans la nef de l'église cathérale de Saint-Maurice d'Angers (côté de la chaire). »
10. « Henry Arnauld ; tombe de marbre noir au bas du egré qui monte à l'évêché, dans la croisée (aile nord),
gauche, dans l'église cathédrale de Saint-Maurice 'Angers. »
11. « Claude de Rueil; tombeau contre le mur, à auche de la croisée (aile nord). Il est de marbre blanc t noir, etc. »
D'après ce dessin, le tombeau de cet évêque pourrait
^ Sous la voûte du transsept central.
* Idem.
être rétabli en son entier, d'autant plus facilement que nous possédons sa statue.
12. « Guillaume Fouquet; tombe de marbre noir sous le jubé \ en entrant au chœur de l'église Saint- Maurice d'Angers. Épitaphe. »
13. « Foulques de Mathefelon ; tombeau de marbre noir, la figure de marbre blanc, proche la sacristie, au costé de l'épîlre, vis-à-vis du grand autel % dans l'église cathédrale de Saint-Maurice d'Angers. Epitaphe. »
14. c( Épitaphe contre le mur, dans la croisée, à droite (côté sud), de l'église de Saint-Maurice d'Angers, »
Cette épitaphe est celle de Gilles Comers, docteur et chanoine, professeur de droit à Angers, originaire du Limousin. Il mourut le 25 mai 1522.
15. « Épitaphe en cuivre contre le mur, proche la porte qui va au cloître, dans la croisée, à droite (aile sud de Saint-Maurice d'Angers). ï>
Cette épitaphe mentionne deux personnages du nom de Maschac, oncle et neveu , le premier décédé le 15 août 1514, et le second le 20 juin 1537.
16. « Épitaphe en cuivre contre le mur, dans la chapelle des évêques, au coin, proche l'escalier qui va à révêché, dans l'église cathédrale de Saint-Maurice d'Angers. »
Cette épitaphe, où plutôt cette inscription, relate une fondation faite par Antoinette Legay, dame des Isles,
* Aujourd'hui sous Tarc-doubleau séparatif du transsept et de la nef.
' Sous le premier arc-doubleau a partir du fond de Fabside.
d'un de profundis et d'un requiem^ en 1533, spécialement à l'intention de son frère.
17. « Tombe en cuivre, vis-à-vis la chapelle de Notre- Dame, dans la nef de l'église Saint -Maurice d'Angers*. »
Cette tombe du xvie siècle porte le nom et les armes de l'illustre maison de Chateaubriand : Caslobria de gente.
18. « Épitaphe en cuivre contre le mur, à la deuxième chapelle à gauche, dans la nef de l'église Saint-Maurice d'Angers. »
Elle est au& armes et au nom de Jacques de Mandon et fut placée par les ordres de son neveu.
19. « Épitaphe en cuivre contre le mur, au fond de la croisée, à droite (aile sud), dans l'église de Saint- Maurice d'Angers ; Calvaire gravé près de l'inscription. T>
20. « Épitaphe en cuivre contre le mur, au fond de la croisée, à droite (aile sud), dans l'église Saint-Maurice d'Angers, devant l'autel Saint-Thibaud. »
C'est celle de Thibauld de Vallettes , prêtre licencié ès-droit, natif de la paroisse de Bocé, près Baugé, chanoine prébende et archidiacre d'outre-Loire, décédé en 1373.
21 . « Épitaphe en cuivre contre le pilier de la porte du chœur, dans la chapelle à gauche de l'église Saint- Maurice d'Angers. »
Elle mentionne le nom de Yves de Tessé, prêtre pro-
* Sous l'arc-doubleau séparatif du transsept et de la nef, côté de répîlre.
ionotaire et chanoine, fondateur en ladite église de la fête du très-saint et sacré Nom de Jésus, et de celle de sainte Barbe. Il mourut le 3 juin 1557.
22. « Épitaphe en cuivre contre le mur, au fond de la chapelle des évéques, à gauche (aile nord), dans l'église Saint-Maurice d'Angers, i»
C'est celle de Georges Louet, prêtre, doyen de la cathédrale, chanoine de Paris, etc., décédé en 1608.
23. « Épitaphe contre le mur, proche l'autel de Saint- Maurice, à la croisée à droite (aile sud], dans l'église de Saint-Maurice d'Angers. »
C'est celle de Louis de la Grésille, archidiacre d'outre-Loire, seigneur de Maurepart, décédé le 26 juin 1633.
24. « Cénotaphe orné de marbre de René Breslay, contre le mur, proche les trois autels qu'il a fondés, dans la croisée à gauche (aile nord), de l'église cathédrale d'Angers. »
René Breslay, évêque deTroyes, abbé de Saint-Serges, mourut en novembre 1641, et fut enterré à Troyes. Il avait été l'un des plus grands bienfaiteurs de l'église d'Angers.
25. a Épitaphe contre le mur, à gauche du grand autel, dans le chœur de l'église Saint-Maurice d'Angers. »
Elle se réfère à Gabriel Constantin, doyen de notre cathédrale et du parlement de Bretagne, mort le 19 juillet 1661. L' épitaphe de ce petit monument existe encore derrière la boiserie du chœur ; M. de Farcy en a fait un très-bel estampage qu'il a bien voulu nous donner.
26. « Épitaphe contre le mur, à droite, sous le porche de l'église Saint-Maurice d'Angers \ »
C'est celle de demoiselle Renée Bernard, fille de M. René Bernard, licencié en loix, et femme de Jehan Ledus, licencié en loix, sieur de la Forellier, décédée le 15 juin 1507.
Je m'arrête ici dans cette énumération, qui ne forme qu'une faible part des trésors que renferment sur l'Anjou, les seize volumes d'Oxford ; bien plus faible encore relativement aux autres portefeuilles de Gaignières , que la Bibliothèque impériale possède en originaux.
Mais^ si incomplète que soit cette énumération, elle suffît à vous montrer quelle richesse de documents de toutes sortes, relatifs à notre province, l'historien serait à même d'exploiter à Paris, rien qu'à l'aide des dessins de Gaignières et de ses manuscrits. Je crois avoir acquis la certitude que cet intelligent collectionneur fit faire ses copies de monuments, vers l'an 1699, en ce qui concerne l'Anjou, mais ce n'est pas le lieu de vous en offrir la preuve ; bornons-nous à vous dire que les articles qui se rapportent à notre cathédrale, depuis le n** 6 jusqu'au n° 26 inclusivement, nous permettront peut-être un jour d'en écrire autant de chapitres particuliers. Faisons remarquer également que la nef de Saint-Maurice, le long des murailles, fut affectée d'abord aux sépultures de quelques évêques, ensuite le transsept intermédiaire, puis la première travée du chœur actuel, côté de la sacristie, et enfin l'aile nord, qui prit le nom
^ Ce porche, vestibule ou narthex, était ea avant du grand portail de la cathédrale.
de Chapelle des Évêques. Aujourd'hui, on les inhume dans le caveau central de la nef.
Il n'y a pas d'exemple depuis Foulques de Malhefelon, année 4355, et Raoul de Machecou, décédé en 1358, qu'aucun prélat ait été enterré sous les voûtes des deux travées de l'abside, et cela sans doute, parce que cet emplacement fut réservé à l'inhumation des princes et princesses de la deuxième maison d'Anjou-Sicile.
Cette observation. Messieurs, nous permet, après ce ^
trop long préambule, d'aborder enfin par une facile transition, l'objet spécial de ce rapport, c'est-à- dire les représentations inédites : 1^ du mausolée du roi René; 2® de son inscription ; 3° d'un marbre qualifié par Gaignières, à tort suivant nous, de tombeau de Jehanne de Laval ; 4** de la sépulture de Thiephaine, nourrice de René d'Anjou et de sa sœur Marie.
Nous y joindrons deux autres copies, étrangères aux V
dessins d'Oxford, représentant : la première, à la date de i
1783, encore le tombeau du roi René, mais avec de notables différences ; la seconde, un plan de la distribution intérieure de l'église Saint-Maurice, telle qu'elle était avant l'année 1699, époque où le chœur, qui se trouvait être dans le transsept intermédiaire, fut reporté sous les deux doubleaux de l'abside.
Ces six copies \ dont quatre sont coloriées, ont été faites par M. Frappaz, celui-là même auquel le Gouvernement avait confié la mission délicate de dessiner le
* M. Chapeau, sculpteur et membre de la Commission archéologique, a bien voulu photographier trois d'entr'elles, savoir les deux représentations du tombeau de René et celle de la nourrice Thiephaine. »
contenu des seize volumes d'Oxford. Je ne pouvais pas tomber en de meilleures mains, et nos remerciements en sont dûs à M. Dauban, qui m'a mis directement en rapport avec cet artiste.
Marché provisoire fut convenu entre nous, savoir :
1o Tombeau de René 60 fr.
2o Son inscription < . . 10
3o Sépulture dite de Jehanne de Laval 25
4fO Tombe de Thiéphaine 40
Total 135 fr.
Un marché supplémentaire eut lieu plus tard, se montant à 10 autres francs, pour la reproduction du dessin en date de 1783, et signé Beauxm, du tombeau de René, dessin très-différent de celui d'Oxford, ainsi que nous venons de le dire \ Donc, total général : 145 francs.
Enfin M. Frappaz voulut bien me copier gratuitement le plan de l'intérieur de notre cathédrale, d'après une gravure de la Topographie de France (Maine-et-Loire), tome I de la Bibliothèque impériale, département des estampes. Vous me permettrez. Messieurs, de vous en faire hommage.
Les choses étant ainsi convenues, j'en écrivis à notre honorable président, M. Adolphe Lachèse, qui après vous avoir consultés, m'ouvrit un crédit illimité. Qu'il
^ Le dessin de 1783 est au trait, et classé au département des estampes de la Bibliothèque impériale dans un volume intitulé : Topographie angevine. M. Rcnaudet est tenté de l'attribuer à Beauxmenil, dessinateur de monuments à la fin du xvilP siècle.
en reçoive, ainsi que vous, Messieurs, mes sincères remerciemenls ! Tout pouvoir m'étant donné, le marché provisoire devint définitif. M. Frappaz se mit à l'œuvre, et voilà les six copies qu'il a faites, et bien faites, car elles ont été vérifiées et agréées par M. Dauban, de la Bibliothèque impériale, très-compétent en ces déUcates matières.
Le travail* de M. Frappaz achevé, le mien commençait, j'aurai donc l'honneur de vous faire part des observations que ces diverses pièces m'ont suggérées.