‹ Le chateau d'Angers, au temps du rois RenéChapitre 31 sur 36 · LEGE VIATOR ET MIRARE · texte numérisé non relu

LEGE VIATOR ET MIRARE

VENERANDA OCTOGENARIVM PROPE SENEM FACIE , OMNIB' ANIMI corporisq' dotib' ILLVSTREM VNVM QUOD SCIAM POST MAGNVM CONSTANTINVM RELIGIONE PIETATE MORVM GRAVITATE SAP1ENT[A, BENEFICENTIA MAGE INCLYTVM HOC MAGNO SVPERIOREM QVOD CLERO ET POPVLO PLVRES ANNOS PROFVIT HVIVS QVIPPE INSIGNIS ECCLESIiE VT ET AREMORICI SENATVS DECANVM MERITISSIMVM ET CLERVS ANDEGAVENSIS ET POPVLVS AREMORIGVS SVMMO SEMPER ET AMORE ET HO- NORE COMPLEXVS EST VTRIVSQVE IN ORE iETERNVM VICTVR^" NON TAM IGITVR MORTVVM QUfiRERE QVAM BEATE VIVEN*

TEM ASSERE ÂNNIS MERITISQV PLENVM ET QVO DIGNYS NON ERAT MVNDVS CiELVM SIBI IVRE VINDICASSE DE BENE PARTIS PAVPERES IVVIT mSIGNEM HANC ECCLE- SIAM PARI SYNPHONIACORVM PVERORVM AVXÏT PUS FV- NDATIONIBVS AMPLIAVIT DENIQVE QVI SIBI OMNES CONCI LIAVIT OMNIBVS INGENS SVI DESIDERIVM RELIQVIT

DEVIXIT ANNO SALVTIS 1661 ^TATIS 78 DIE 19 IVLII

PONEBAT CLARISSIMO PARENTI FILIA AMANTIS- SIMA ET OBSEQVENTISSIMA AMORIS PIETATIS QVE MONIMENTVM

Pionnier feciL

Plusieurs choses sont à remarquer dans cette inscription :

1° La crosse et le bonnet, deux insignes que les doyens pouvaient porter, mais seulement dans leurs armoiries.

2** Deux monogrammes, l'un du prénom Gabriel^ l'autre du nom Constantinus,

3° Le nom de l'artiste qui s'appelait Pionnier,

Cette plaque a été connue de Gaignières qui l'a fait reproduire au xvif siècle; aussi la trouve-t-on dans l'un de ses portefeuilles que possède la bibliothèque Bodléienne d'Oxford, et parmi les calques faits par M. Frappaz, aujourd'hui déposés à la Bibliothèque impériale, département des estampes *.

Cette plaque y est environnée d'un édicule, surmonté d'une croix posée sur un globe. Au dessous paraît le portrait de Gabriel, profil à droite, le visage orné de

* CoUect. Gaiga., tome VllI, Eglises de France,

moustaches et d'une barbe en pointe. Une calotte couvre sa tête et une aube ses épaules.

Plus bas est l'inscription portant à son sommet la crosse en dedans et le bonnet de doyen. Une tête de mort ailée la termine. Au dessous sont les armoiries du défunt^ mal définies , où l'on distingue entre deux branches servant de supports, une couronne de comte surmontée des mêmes insignes, de la crosse et du bonnet. Aux flancs de la plaque se dressent deux pilastres d'ordre plus ou moins ionique, voilés à demi de tentures noires semées de larmes. Deux anges éplorés, l'un à droite, l'autre à gauche, et placés au bas des pilastres, complètent l'ornement de cet édicule.

Ce côté extérieur décrit, il nous reste à donner la traduction des lignes qui composent l'inscription.

A cet effet, j'ai cru devoir la soumettre à l'un de nos collègues les plus compétents en cette matière comme en beaucoup d'autres, à M. Sorin, inspecteur honoraire d'académie. La voici telle qu'elle a été agréée de commun accord.

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