MARGUERITE DE LORRAINE
DUCHESSE D’’ ALENÇOX.
Marguerite de Lorraine, fille de Ferry, comte de Vaudémont, et d’Yolande d’Anjou, née en i463, épousa, vers l’an 1488, le duc d’Alençon. On l’obligea, avant de passer le contrat, à renoncer à toute succession de père et de mère, échue ou à échoir : elle y renonça, moyennant une somme de cinquante mille livres une fois payée.
Elle passait sa vie dans les exercices de piété ; pour complaire à ses inclinations , son époux lui fit bâtir, près de son palais, à Alençon , une maison de religieuses de sainte Claire, où elle se rendait lorsque le duc était à la cour. Devenue veuve en 1492, elle se retira au couvent d’ Argentan, qu’elle avait fondé , et s’y engagea , en 1 5 1 7, par les vœux de religion. 'Sa vie fut un modèle des vertus chrétiennes; elle y mourut le i' r novembre i5ai.
C’est la tante de Claude I , duc de Guise.
Le tombeau de Marguerite deLorraine, duchesse d’Alençon , ayant été ouvert le 19 octobre i544> on trouva que son corps était entier; que ses yeux, sa bouche et ses oreilles étaient fermes : son cœur, séparé de son corps, parut sans corruption; il fut question d’en écrire au pape; mais on ne donna pas suite aux démarches projetées pour la canonisation de cette princesse.