IV
vait déjà si odieusement calomnié veillait encore auprès du lit de mort de Louis XIV ; et là, au nom des mêmes calomnies , elle sollicitait le roi d’exclure le duc d’Orléans de la régence. Le monarque ne céda point entièrement à ces nouvelles attaques; il prit un terme moyen dans son testament. 11 remit la régence, ainsi que la tutelle du jeune roi, à un conseil dont le duc d’Orléans serait le chef, sans autorité personnelle, et sans autre prérogative que la prépondérance de sa voix en cas de partage. Quant à la personne du roi, elle était confiée au duc du Maine, comme surintendant de l’éducation, et à ce titre la maison du roi, tant civile que militaire, devait lui obéir, et n’obéir qu’à lui. Si le duc du Maine venait à manquer , le comte de Toulouse devait prendre sa place.
Louis XIV n’avait pas dissimulé qu’il n’avait pas suivi dans ce testament toute sa volonté. « J’ai fait » mon testament, disait-il à la reine d’Angleterre; » on m’a tourmenté ; on ne m’a donné ni paix ni » repos qu’il ne fût fait; » et, en disant ces mots, ses yeux avaient passé sur madame de Maintenon.
regorgeait de monde , fut vide en un instant. Mais, dès que le roi retomba, tout reflua bien vite vers le prince , cl lui s’en amusait comme d’iÜc*cène comique.
( Marmontel.)
Aussi, après avoir reçu les sacremens, le ‘iü août 1715, il fit appeler le duc d’Orléans, l’embrassa deux fois, l’assura qu’il l’avait toujours aimé, et que dans son testament il ne lui avait fait aucun tort (1). « Je vous recommande, ajouta-t-il, le dau- » phin; servez-le comme vous m’avez servi. S’il » vient à manquer, vous serez le maître, et la cou- » ronne vous appartient. » On sent que Louis XIV, éclairé sur l’innocence et les hautes qualités de son neveu, avait voulu, par ces paroles et par ces caresses, imprimer un désaveu solennel, tant aux calomnies dont le duc d’Orléans avait été l’objet qu’à son propre testament, qui n’était pas l’expression libre de ses derniers vœux.
Cette scène attendrissante et remarquable eut une grande influence sur l’opinion publique dans tous les rangs de la société. Comme le testament ne devait être ouvert qu’après la mort du roi, la cour s’imagina que la régence était dévolue au duc d’Orléans, et elle vint adorer le soleil levant. La ville se disait : « Si le duc d’Orléans était coupa- » ble, le roi, en mourant, n’aurait pas désiré le » voir; le roi n’aurait pas embrassé l’empoisonneur » de ses enfans! » La multitude, toujours aussi
(1) Mémoires de Dangeau.
prompte à se dépouiller d’une opinion qu’à l’accepter sans examen, suivit le mouvement de la cour, et se tourna avec espérance vers un prince libéral, aimable et bon. L’armée, qui répugne toujours à placer un crime à côté du courage, ne se souvenait que de Nerwinde et de Lérida ; et le Parlement, fatigué des querelles théologiques et du joug de Rome, que Louis XIV expirant avait voulu lui imposer, désirait un prince connu pour n’avoir point un respect aveugle pour les volontés du saint^siége. Aussi, lorsque, le 2 septembre 1715, le lendemain delà mort du roi, le duc d*Orléans se présenta devant cette assemblée, il y fut accueilli avec la plus grande faveur. Il s’éleva avec autant d’adresse que de fermeté contre les dispositions du testament de Louis XIV ; il rappela avec éloquence les dernières paroles qu’il avait recueillies de ce monarque au lit de mort. « A quelque titre, » ajouta-t-il, que j’aie droit à la régence, j’ose vous » assurer, Messieurs, que je la mériterai par mon » zèle pour le service du roi et par mon amour- » pour le bien public, surtout étant aidé par vos » conseils et par vos sages remontrances ; je vous » les demande d’avance, en protestant devant cette » auguste assemblée que je n’aurai jamais d’autre
» dessein que de soulager les peuples, de rétablir » le bon ordre dans les finances, de retrancher les » dépenses superflues, d’entretenir la paix au de- » dans et au dehors du royaume, de rétablir sur- » tout l’union et la tranquillité de l’Église, et de » travailler enfin, avec toute l’application qui me » sera possible, à tout ce qui peut rendre un État » heureux et florissant. »
Ces paroles, qui furent suivies d’un discours de G.-F. Joly de Fleury, en faveur du duc d’Orléans, produisirent un grand effet. « Les gens du roi » retirés, la matière mise en délibération, M. le » le duc d’Orléans fut déclaré régent en France » pour avoir l’administration du royaume pendant » la minorité du roi. » Le duc d’Orléans, après avoir remercié la compagnie du titre glorieux qu’elle venait de lui déférer, demanda que, malgré la clause du testament qui portait que le duc de Bourbon ré aurait entrée au conseil de régence qu'à vingt quatre ans accomplis , ce prince, qui avait vingttrois ans, y fût admis sur-le-champ. Cette faveur lui fut accordée. Il obtint également le commandement des troupes de la maison du roi, qui avait été promis, par le testament de Louis XIV, au duc du Maine, déclaré surintendant de l’éducation du
jeune roi; et, après avoir communiqué au Parlelement un nouveau plan d’administration trouvé dans la cassette du duc de Bourgogne , le régent s’en retourna comme en triomphe dans son palais, au milieu des acclamations du peuple (i).
Le conseil de régence fut ainsi composé : le duc d’Orléans, le duc de Bourbon, chef du conseil; le duc du Maine , le comte de Toulouse, le chancelier Voisin, le duc de Saint-Simon , les maréchaux de Villeroy, d’Harcourt et de Besons, Chavigny, ancien évêque de Troyes, etTorcy, tous ceux-là opinant ; La Vrillière, tenant le registre, mais n’ayant point de voix, et Pontchar train, sans fonction, admis à titre de faveur , en considération du chanchelier son père. Six autres conseils, chargés de la distribution et du partage des affaires, et subordonnés au conseil de régence, furent créés d’après le plan du duc de Bourgogne.
Cependant Philippe V, du fond de delà retraite où l’enfermait Albéroni, regrettait d’avoir renoncé au trône de France, dont il n’eût plus été séparé que par la vie d’un faible enfant. La duchesse du
(1) Voir le procès-verbal de ce qui s’est passé au Parlement le lendemain de la mort du roi Louis XIV, sous la présidence de messire Jean-Antoine de Mesme , premier président.
Maine ose élever sur ce regret le plan d’une conspiration, qui avait pour but de donner le titre de régent de France à Philippe V , d’en laisser les fonctions au duc du Maine; de faire révoquer l’arrêt du conseil de régence, du a juillet 1717, qui, annulant l’édit de 1714 et la déclaration de 1715, déclarait le duc du Maine et le comte de Toulouse inhabiles à succédera la couronne, et les privait de la qualité de princes du sang; enfin de s’emparer de la personne du régent. C’était le prince de Cellamare, ambassadeur d’Espagne à Paris, qui devait diriger les fils du complot. Albéroni, pressé de satisfaire le roi son maître, que ses sombres vapeurs faisaient alternativement passer des espérances les plus chimériques au plus morne découragement, écrivit à Cellamare : Mettez le feu aux mines ! Il était impatient d’avoir les manifestes et les lettres qu’on avait rédigées à Paris, et que la cour d’Espagne devait faire paraître au moment où la conspiration éclaterait. Pour lui faire cet envoi, l’ambassadeur chor sit l’abbé Porto-Carrero. Il fit arranger pour lui une chaise à double fond, et employa ses secrétaires à copier les papiers qu’Albéroni voulait connaître. On ne s’accorde pas sur le véritable moyen par lequel on découvrit la conspiration; les uns
prétendent que ce fut par l’indiscrétion d’un secrétaire d’ambassade chez une courtisane; d’autres que, la malle de Porto-Carrero ayant versé près de Poitiers, on découvrit les papiers; suivant les Mémoires de la régence , ce serait un copiste , employé de la bibliothèque, qui aurait tout révélé à l’abbé Dubois. Quoi qu’il en soit, le régent, maître du secret de la conspiration formée contre lui , « n’eut, » ditM. Lacretelle, que les mouvemens de la plus » belle âme. Ce fut alors que l’on put comprendre » combien le crime était étranger à un homme qui » voyait à regret l’occasion d’une juste vengeance. » Jamais il ne s’exprima avec plus de noblesse et » moins de passion que lorsqu’il eut à rendre » compte, au conseil de régence, d’un complot » qui appelait en France la guerre civile et la » guerre étrangère.... Il était impatient de faire » grâce et de produire aux yeux des Français » toute la bonté de son caractère; il traita comme » une intrigue ce que des hommes d’État , moins » humains et moins habiles, auraient puni comme » une conspiration; fit remettre en liberté le duc » et la duchesse du Maine, ainsi que les autres » prisonniers ; et , heureux de se voir justifier » par la voix du peuple de tous les griefs affreux
» que l’Espagne alors s’efforcait de faire répéter » contre lui, il chantait avec complaisance et en » riant aux éclats une chanson où il était désigné » sous le nom de Philïppe-le-Débonnaire. »
Cette levée de boucliers de l’Espagne contre la France, le soin injurieux qu’Albéroni prit de récompenser Cellamare , en le nommant vice-roi de Navarre à son retour à Madrid; la hauteur et les intrigues de ce ministre audacieux, ne causèrent de véritable chagrin au duc d’Orléans que celui de le mettre dans la nécessité de déclarer la guerre à Philippe V. En vain le duc de Saint-Simon , un des confidens du régent (t), s’opposa-t-il avec éloquence à cette résolution, l’influence de Dubois l’emporta : la guerre fut déclarée le 2 janvier 1719; Fontenelle en rédigea le manifeste, et Berwick passa les Pyrénées. Philippe V se mit lui-même à la tête de son armée, dans l’espoir, dont l’avait flatté Albéroni, que les soldats français passeraient dans son camp. Mais ils furent fidèles à leurs drapeaux, et la victoire leur fut fidèle. Albéroni fut sacrifié; Philippe V accéda au traité de Londres, et la paix fut rétablie entre la France et l’Espagne.
Le régent porta alors toute sa sollicitude sur
(1) Le duc de Saint-Simon, auteur des Mémoires .
l’état des finances du royaume. Louis XIV avait laissé pour plus de deux milliards de dettes. Tandis que le conseil rêve aux moyens d’éviter une banqueroute, se présente un aVenturier, un Écossais, qui offre son système comme la pierre philosophale. 11 consistait à produire deux sortes de papiers, dontl’un avait le caractère de biens-fonds, et portait des revenus susceptibles d’accroissement; l’autre était une monnaie d’une valeur égale à celle de l’argent et d’un usage plus commode. L’abus de ce système fut d’élever successivement la valeur idéale des actions de commerce et la somme des billets de banque à un excès insoutenable. Tous les yeux furent fascinés; grands seigneurs, bourgeois, artisans, valets, tout le monde courait à la banque de la rue Quincampoix, comme on court aujourd’hui à la Bourse (i); une sorte de démence financière s’était emparée de toutes les têtes : on se croyait au pays d’Eldorado; la fortune avait confondu tous les rangs. Mais ces métamorphoses ne durèrent qu’un jour; ces brillans palais de papier se dispersèrent; les sources du Missis-
(l)Les Mémoires de la régence font mention d’un bossu qui gagna en peu de jours cent cinquante mille livres pour avoir prêté sa )>ossc en forme de pupitre aux agioteurs de la rue Quincampoix.
sipi (i) , dont on avait fait le Pactole, tarirent; et le nouveau Midas, poursuivi de l’indignation de ce même peuple qui l’adorait alors qu’il changeait tout en or, fut contraint de s’enfuir, et d’aller cacher à Venise sa honte, sa misère et son tombeau.
Cette magie du papier-monnaie était un moyen d’administration si séduisant, que, lorsque le régent la vit s’échapper de ses mains, il tomba dans une sorte de langueur, dont son favori Dubois sut habilement profiter pour le gouverner. Cet abbé voyait que les dignités de l’Église pouvaient seules lui fournir un moyen d’arriver au premier ministère. Nommé d’abord archevêque de Cambrai, il fut fait cardinal sous le pontificat d’innocent XIII (le cardinal Conti); quelque temps après il entra au conseil de régence, et, le 22 août 1722 , le duc d’Orléans eut la faiblesse de faire déclarer le ministre de ses plaisirs premier ministre du royaume. On dit que le régent tenait du médecin
(1) Law avait formé en 1718 une compagnie dont l’objet spécieux était la plantation et la culture des terres de la Louisiane que le roi cédait. On fût dupe de ce nouveau rêve, et les actions de la nouvelle compagnie se perdirent dans les brouillards du Mississipi.
Le duc de Bourbon profita du système de Law pour accroître considérablement sa fortune ; aussi disait-on, à l’occasion des fêtes magnifiques qu’il avait données à Chantilly après le sacre du roi : « 11 faut que le Mississipi ait passe par là. »
Chirac que Dubois n’avait qu’une année à vivre; et peut-être cette prédiction ne fut-elle pas étrangère au choix que le régent avait bien voulu faire de Dubois pour le ministère. Après sa mort(i), le jeune roi Louis XV, qui avait été sacré le a 5 octobre 1722, pria le duc d’Orléans de se charger du portefeuille ; et ce prince , qui paraissait s’être voué à la mollesse et aux délices, sentit qu’il devait à sa propre gloire et au bonheur de la France de consacrer de nouveau à l’administration du royaume ses soins et ses talens : il s’occupa des affaires avec une activité infatigable; et le monarque et la nation payèrent ses efforts de leur amour et de leur reconnaissance. Mais l’excès du travail ne lui avait pas fait interrompre ses plaisirs : il exigea de la nature plus que les forces humaines ne peuvent accorder, et il en fut victime. Il avait promis pourtant à son médecin, qui l’avait menacé d’une mort subite, de se réformer. Le jour même qu’il devait adopter ce nouveau régime, c’était le 2 décembre 1723, il dîna beaucoup, et, en attendant l’heure de son travail avec le roi, il s’enferma
(1) Le régent, après la mort du cardinal, écrivit à Nocé, un de ses amis , que la jalousie de Dubois avait fait éloigner : « Reviens , mon cher Kv » Noce ; rien ne pourra plus nous désunir désormais : morta la bestia ,
. » morto il veleno. »
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avec sa maîtresse, la duchesse de Phalaris. il était à peine auprès d’elle , qu’un coup de sang le fit tomber sans connaissance et sans mouvement. La duchesse, effrayée, remplit l’air de ses cris; mais les secours, trop tardifs, furent inutiles; le duc d’Orléans expira. Il était âgé de quarante-neuf ans.
On serait tenté de louer le duc d’Orléans au-delà de la justice, parce qu’il a été calomnié par-delà toute mesure. Sa proximité du trône, sa lutte avec Philippe V, ses rivalités avec les princes légitimés , sa popularité , sa gloire, devaient nécessairement lui susciter les inimitiés inséparables de sa position ; mais la faction d’Espagne, dans ses libelles, autant que le parti de la duchesse du Maine dans ses Philippiques (i), dépassa toutes Jes bornes, en mêlant le poison et l’inceste à leurs accusations. Tous les historiens qui ont écrit de bonne foi ont repoussé, avec une juste indignation, des attentats qu’un écrivain qui se respecte devrait rougir seu-
(1) Un homme, qui sera éternellement l’opprobre de la littérature, fit contre le ragent une satire atroce. Ce malheureux, qui avait été page dans la maison du duc du Maine, eut la bassesse de se rendre calomniateur pour lui faire sa cour. Il fut enfermé, il méritait de l’ôtre ; niais il vécut, et quel autre qu’un prince naturellement bon eût laissé vivre l’auteur des Philippiques ? Il en voulut entendre la lecture, et il ne parut s’indigner qu’à l’imputation du poison. Alors , en frémissant d’horreur, il s’attendrit , et ses larmes coulèrent. La santé du roi, affermie de plus en plus lorsqu’il lui fut livré, et lorsqu’il lui aurait été si facile de trancher le fil de sa vie, le
lement de supposer; mais, en même temps , ils ont déploré que la légèreté de caractère du régent, son esprit frondeur, son mépris de l’opinion, aient prêté des armes trop faciles à la haine pour égarer la crédulité publique. La clémence même, ce céleste privilège des nobles âmes, était interprétée contre lui. On essayait de faire croire qu’elle n’était en lui qu’un besoin de pardon pour lui-même. Il est fâcheux que, dans le rang du haut duquel il devait à une grande nation l’exemple de toutes les vertus, il l’ait plus d’une fois étonnée du scandaleux éclat des voluptés; mais, si, laissant de côté ces faiblesses de l’homme, qui meurent avec les sens, l’histoire ne juge que le guerrier, le politique et l’administrateur , elle assignera une place glorieuse au héros de Nerwinde et de Lérida, au pacificateur de l’Europe, au protecteur éclairé des lettres et des arts (i), et se plaira à sanctionner ces beaux vers de Voltaire :
justifia pleinement de cette accusation ; et Lagrange- Chancel, célèbre par la honte de s’en être rendu l’organe , traîna, hors de sa prison , une vie odieuse à tous les gens de bien. Le régent se l’était fait amener dans son cabinet, lui avait demandé s’il croyait réellement tout le mal qu’il avait dit de lui. Lagrange répondit sans hésiter qu’il le pensait. « Tu as bien fait » de me répondre ainsi, dit le prince; car , si tu m’avais dit que tu avais » écrit contre ta conscience, je t’aurais fait pendre. »
(Marmontel , Régence , page 526.)
(1) Il les cultivait lui-même. 11 aimait la peinture et peignait presque
« Près de ce jeune roi , s’avance avec splendeur » Un héros que de loin poursuit la calomnie.
» Facile et non pas faible , ardent , plein de génie ,
» Trop ami des plaisirs et trop des nouveautés ;
». Remuant l’univers du sein des voluptés ,
» Par des ressorts nouveaux sa politique habile • Tient l’Europe en suspens divisée et tranquille.
» Les arts sont éclairés par ses yeux vigilans ;
» Né pour tous les emplois , il a tous les talens ,
» Ceux d’un chef, d’un soldat , d’un citoyen, d’un maître. » Il n’est pas roi , mon fils , mais il enseigne à l’être. *
toute l’après-dînée à Versailles et à Marly. 11 se connaissait en tableaux , il les aimait et en fit une collection qui , dit Saint-Simon , ne le cédait pas en nombre et en perfection aux tableaux de la couronne. C’est lui qui a dessiné les dessins de Daphnis et Chloé. 11 savait très-bien la musique. 11 a composé deux ou trois opéras assez jolis. Son capitaine des gardes Lafare en a fait les paroles.
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266 bis
LE MÊME
(En pied.)
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LE MÊME
(D'après Hyacinthe Rigaut. )