Armes; Ecartclé, (IKslives et de la ('auohie
2. Pinard, (Chronique hislori(iiie nu'liluire : le maréchal d'Estrées était (Ml outre lieuteuaiit-iiénéral des comté et évcché de Nantes et de la Tour de Pillemil, capitaine des chasses du comté de Nantes et viceroi d'Amérique.
3. Acenliiriers et Femmes de qïinlilé : Gailly de Taurines, che/. Hachette, p. 177.
4. Journal et Mémoires de Mathieu Marais (l74o-1737). Paris, Firmin Didot, t. II, p. 7.
r.A MARECHALE D ESTREES \)
doucement, mais on a a})pris depuis c[ue ce «Ji-entilliomme a été trouvé mort dans un puits de la ville d^\vranches, étant revenu de Bretag-ne par la Normandie. On ne sait s^il s'y est jeté ou si on l'y a fait jeter ; quoi qu'il en soit, c'est un amant de moins à la maréchale, qui en sera ])ientot consolée et qui en a bien d'autres. Le jeune et beau Chauvelin', avocat g-énéral, mort en août 1715, et (jui s'était fait i>rand li-ésoriei' de l'ordre pour avoir le cordon bleu et lui plaire davantag-e, nayant pu accorder le travail pénible de sa charg-e et de ses amours, y a bientôt succombé. »
Voilà les petites histoires d'alcôve que l'on se racontait en décembre 1720, alors que la maréchale cherchait à réunir un groupe d'aimables dames pour accompagner le Régent et plus tard le Roi dans leurs sorties galantes, ce qu'elle réussit à faire avec le concours de Mlle de Charolais -.
Mais, avant de connaître les fêtes qui furent données à Bagatelle, et les aventures qui s'y passèrent, il novis paraît utile de nous renseigner sur ce qu'était le pavillon à cette époque. Le seul document (pii nous soit parvenu est la note que le duc de Luvnes donne dans ses mémoires' :
« La maison est fort petite. A droite en entrant est une pièce d'assemblée assez grande, mais on y avait mis une table de 20 couverts qui la remplissait. A gauche en entrant est une antichambre qui sert de salle à manger, et qui peut contenir une table de 12 à 14 couverts. Plus loin un autre cabinet d'assemblée, ensuite une chambre à coucher. En haut et dans la mansarde il y a sept à huit logements de maîtres ; la maison donne sur les murs du bois de Boulogne, et sur un chemin '' par delà lequel est une prairie • que Mlle de (Charolais, dont le mur est mitoyen avec Bagatelle, a fait planter et