‹ Le Château de Bagatelle, 1715-1908 d'après les documents inédits des Archives nationales, des Archives de la Seine et des mémoires manuscrits ou imprimésChapitre 26 sur 146 · MADAME DE MO'CONSEIL A HAGATELLE · texte numérisé non relu

MADAME DE MO'CONSEIL A HAGATELLE

Voltaire disait \ qu' « avec ses petits airsminaudiers » elle « possédait tout ce qu'il fallait pour éveiller la fantaisie déjà un peu blasée du roi ». Le roi l'avait reniar- ([uée et l'avait recommandée à la Reine, dans le courant de l'année 1748 : « Je vous recommande Mme de Hobecq ; M. de Luxembourg" son père, désire fort qu'elle vous soit attachée -. » Il avait même rougi en disant cela.

(Jlela aussitôt fît quelque bruit, et déjà on voyait s'éteindre le nouvel astre cpie le roi venait d'installer à côté des duchesses. Le scandale était encore nouveau et on était heureux de voir le roi tourner les yeux vers une jeune femme de naissance ; Mme de Robecq n'était-elle pas une Montmorency ?

Mme de Monconseil reçut Mme de Robecq à Bagatelle et d'Argenson '^ put écrire :

Voici du sérieux, le Uoi aime la princesse de Robecq, fille (le M. lie Luxembour",... Ou prétend qu'au dernier voyai^'-c de la Muette, il alla se promener à Bagatelle, maison aujourd'hui h Mme de (]ursay % que Mme de Robecq s'y est trouvée, et que le souverain et la dame avaient disparu un quart d'heure.

Mme de Monconseil se vit sur l'heure arrivée plus avant dans les bonnes grâce du Roi. La cour elle-même croyait que ses vœux allaient se réaliser. Mais il n'en fut rien, et « le quart d'heure de Bagatelle n'eut pas de lendemain ».

Comme Horace Walpole fut le correspondant de Mme du Delland, Lord Chesterfîeld fut celui de Mme de Monconseil. M. Gailly de Taurines a fort bien étudié

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