‹ Le Château de Bagatelle, 1715-1908 d'après les documents inédits des Archives nationales, des Archives de la Seine et des mémoires manuscrits ou imprimésChapitre 46 sur 146 · i^ iipiMMulicos les n''^' 1:2 ci · texte numérisé non relu

i^ iipiMMulicos les n''^' 1:2 ci

SS niSTOiiu; 1)1 (iiATKAC i)i; i'.Afi,\'n;i.f-r:

me lljiUc (jii'à (jiii (jue ce soi! (jue vous ,'iyez flr)niié nioii niénioire à examiner on n a pu que vous coiilii-iner la vérité de tous les faits fjiril rciirenne d a[jrès lesquels j'altends de votre équité et de votre lionesteté ([ue vous vouflrez l)ien massiirer soit pour un an ou dix huit mois une ordonnance poni- mes réparations, dont je iei-ai les avances comme je j>ourrai. Votre dernière lettre me lemplit fl'espérance à cet é;^ard. et je vous prie d'être persuadé (jue les sentiments de reconnaissance que j'en conserverai seront aussi sincères que ceux avec lesquels j'ai l'honneur d'être votre...

M. de Marig-ny faisait vraisemblablement ce qui! pouvait afin de satisfaire Mme de Monconseil, mais le lioi ne se laissait pas inlluencer et ses rapports étaient plus secs et plus opposés aux réparations les uns que les autres.

Dans celui qui fut présenté au travail du 21 mai 1707, il est dit sans autre forme : que Bagatelle n'a jamnis appartenu à la Muette^ mais aux gouverneurs ; que le lioi doit maintenir sa décision ; et que, du moment que Mme de Monconseil ne répare point la maison, elle soit abattue par ordre du Roi, « attendu l'inutilité absolue dont elle est pour son service » .

Le 29 mai, la pauvre marquise reçut ce cruel refus.

Mais voici que, par une marque de faveur, on l'autorise à faire faire toutes les réparations indispensables en avançant les fonds, qu'on s'arrangerait à lui rembourser par la suite. — Elle avait obtenu cette faveur, grâce à une lettre qu'elle avait adressée à M. le marquis de Marignv et que M. de Jumilhac ^ s'était chargé de faire parvenir, après l'avoir apostillée.

Le sens de cette lettre, contraire aux précédents rapports obtint, de M. Soulllot un refus catégorique. Mme de Monconseil revient cependant à la charge :

Bagatelle, 21 juin.

M. le marquis de Jumilhac me communique hier, Monsieur, une lettre qu il avait reçue de vous en date du 12 de ce mois au sujet des réparations foncières de Bagatelle; je me flatte que la dite lettre part uniquement de vos bureaux, et qu'on ne vous en a pas fait lecture, h'ile est si directement

1, M. de Jumilhac élait gouverneur de la Bastille.

ÉTAT DP:S CONSTRT'CnONS DF] 17r)0 A 1770 89

opposée à celle dont vous m'honorâtes le :Î4 lévrier que je ne puis croire que vous ave/, changé d'avis. J'ai l'iionneur de vous en envoyer ci-joint copie, alin que vous juj^ie/ vousmême...

En somme, elle renouvelait sa réclamation et demandait simplement à faire faire les réparations nécessaires, puisqu elle avançait les fonds, comme le [)r()uve sa lettre du Jî) octobre..., de sorte que. ([uand même la disette de fonds arrêterait sur la aécessité urgente des dites réparations, on permit toujours de travailler au plus pressé et de dilférer le reste jusqu'à une autre année.

Enfin, en 1770, elle eut en partie «i;'ain de cause. En ellet, elle put faire faire les réparations de la maison à ses frais en avançant les fonds, et le mur qui entourait la propriété le fut aux frais du Roi. Ce fut Le Tellier maître maçon, entrepreneur, demeurant à Paris rue St-Etiennedes-Grès, qui lit les travaux sous la direction de Soutïlot. Le tout s'éleva à la somme de i. 103 livres,! sol, 3 deniers.

C'était bien ; mais Mme de Monconseil ne put se faire reml)ourser qu'après une lettre datée du 1 8 septembre 1 778 et qui fut apostillée par M. le comte d'Angiviller '.

Ce fut tout.

1. Charles-Claude de la Billarderie, comte (rAn^ixiller, mort à Alona en 1810. Direeleur liénéral des hàtimenls, jardins et nianulaelures sons Lonis X\'I, on lui doil davoii* réuni au J^onvre les eollections de peintures ei de sculptures.

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