Mémoires de Bnzenval
-\ De Lcsoure. CXLIV.
o. Gaston Maugras, Le duc de Lanzun et la cour de Marie-Antoinette, p. o68.
i. Gustave III et La cour de France, 2 vol. in-8, par A. Gcn'roy. o. Kcjouissaiices cU-critos par Uulhière.
98 Misioiiu; 1)1 (;ii\'|i;ai di, i!A(i.\iijxi;
en l'honneur du vaiinjuciii de Malion, (ju bien au roi Stanislas, dans sa commode |)roj)ri('lé (h; iJa^'-atelhî, partout eniin où la plus haute société de ce temps prodiguait sa suprême élé<^'-;iiice. Klle-même fut fêtc'c ii lia^atelle en 17(j2, à 1 occasion de sa ^uérison, — elle redevait de maladie, — et on y joua un divertissement composé par Favart et Santerre, divertissement que Ton retrouve dans les sociétés badines du xvu^' siècle'.
lUilhière, parfois courtisan, n'a pas craint d'écrire à son sujet :
D'Egmont avec l'amour visita cette rciac ;
Une imag^e de sa beauté Se peignit un moment sur Tonde fugitive. D'Egmont a disparu, lamour seul est resté.
Car Mme la comtesse d'Egmont était comparée k la beauté même.
Horace Walpole^ moins enthousiaste peut-être, la dépeint comme ayant une figure assez peu régulière, mais délicieusement jolie ; il l'a dit aimable, gaie, de charmante conversation, capable, en un mot, d être la souveraine de la société d'élégance réunie par Mme de Monconseil et présidée quant au goût par Mme la maréchale de Luxembourg-.
Sa beauté donna lieu à une fort jolie, mais impudique, estampe, dont Bachaumont '• raconte ainsi l'origine :
Le voyage de Gompiègne a donné lieu à une caricature, appelée le Combat des Anagrammes. Il faut savoir, avant d'eu donner le détail, que S. M. s'était fait présenter Tancienne liste des Dames qui avaient été de ce voyage Tannée dernière ; on a rayé Mme la comtesse de Brionne, Mme la duchesse de Grammont et Mme la comtesse d'Egmont, trois femmes de la cour, ayant ajuste litre, quant à deux au moins, de «Jurandes prétentions à la beauté. On a prétendu qu'elles avaient vu avec regret Mme la comtesse Dubarri venir les éclipser, et, soit rivalité, soit hauteur, soit caprice, elles