Ai-ch. liai., K' oT
2. Arch. nat.. IV 309. Ilcf-istrc p. 71. lircssy était eu même temps concierge de Bagatelle.
;i. Arch. liai.. W iUO.
Î-. (]lct entretien l'ut cuulié à un nommé Tliibaull. (pii loucha d'abord 1.000 livres par an. el dont les appointemenls l'urenl réduits à «iOO. Arch. nat. Il' 371).
."). ^'()ir l'art, de M. Hohert llénard. el lacle royal du M mais ITNλ.
G. ('.hel'-lieu de canton de rarrondissement de Ne vers, à rorigine du canal du Nixeriiais, au conllueut île la Loire el de l'ArMu.
Ivl» iiisKHr.i: 1)1 (.ii\ii.\i 1)1, i;\(.aiij.m:
coniUî d'iVrlois avait spck-ialcniciil clioisis poui' (';l(tv(;r son joli pavillon, on pouira dire; sans ciaindic d (Hre démenti que la b'olie d'Arlois coûta plus de; .'i millions de livres. Déjà le 8 février 1778, le comte d'Artois avait dû (t\nprunter au Hoi un million pour solder les fournisseurs, les entrepreneurs et les olliciers de Baj^atelle.
(^omme nous le disions plus haut, les travaux, à la lin de 1777, n'étaient pas terminés.
Le 11) juin 1780, Belang-er et M. de Villedeuil, secrétaire des comnumdements de Monseigneur, M. de Montcrif et Ghalgrin visitèrent les travaux afin de voir s ils n'étaient pas volés par les entrepreneurs. C^ela donna lieu à un rapport de Chalg-rin, ainsi qu'à, un rapport d'un sieur Château, architecte expert, et à quatre autres rapports et îi une lettre de Goubert, l'entrepreneur.
Kt de tous ces rapports, ainsi que de ceux qui furent faits dans la suite jusqu'en 1783, on peut extraire les ports documents suivants' :
1''" octobre 1781, On demande et on obtient 14 ouvriers pour constrviire les fosses d'aisances dans les communs.
o juin 1782. Réparation à la lanterne de verre qui est isolée par une toile et qui, par suite des pluies, menace de tomber dans le salon.
Achat d'une échelle en fer pour y aller.
On remastique les verres, ainsi que ceux de la lanterne de l'escalier.
Réparer le marbre de la salle de bain qui a tassé.
Crochets dans les écuries pour les harnais.
Peindre les huit bornes de la l^'' et de la 2*^' cour.
L'argentier demande des volets à ses fenêtres.
Parmi le personnel que nous avons cité, il y avait à Bagatelle deux inspecteurs des bâtiments qui étaient en môme temps gardes-magasins, comme nous le prouve un compte du 3 juillet 1782, où Ton relève qu'ils touchaient 1.800 livres par an payables par quartier.
i. Arch. nal.. H' ol'J.
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Mais si Bai,'-atellc s'achevait, Ik'laiii^tT ne s'enrichissait pas. U avançait sans cesse de Tarifent pour payer les entrepreneurs et n'arrivait ({ue dilHcilement à se faire payer.
En 1780;, il demanda au comte d'Artois qu'ayant payé sa charge de premier architecte )i0.000 livres, il voulût bien lui accorder un brevet de l'elenue. et dans sa supplique il fait comprendre :
Qu ayant acheté sa charge au sieur Galant moyennant 3().O0O livj-es dont partie fut payée immédiatement et lautrc empruntée au trésor de Monseigneur, et qu'il ne touche que (J.OOO livres par an. Par Tachât de sa charge, il est privé d'un revenu de ti.GOO livres, obligé d'avoir à ses frais un commis aux écritures qu'il paye l.:200 livres : qu'il est obligé d'avoir un logement conNenahle ((u'il paye l.:20() livres; un garçon de bureau, l'éclairage et le chaulfage ((ui lui coûtent encore pour irlOO livres, soit en tout 7.200 livres. Or, ayant dépensé 3()0.000 livres {)our Monseigneur, et n'en ayant reçu cpie 7:2.000. il se plaint d'être ruiné, et demande le paiement des sommes (ju'on lui doit, soit 288.000 livres et des appointements de 40.000 livres par an.
Il lui fallut attendre l'année 4783 pour rentrer en possession de son arg-ent. (Kiant à ses appointements, ils ne furent jamais aug;-mentés.
C'est le sort de l'artiste de contempler ses cruvres et de ne pas en vivre.
Le comte d'Artois était aidé dans ses dépenses par Mme la comtesse d'Artois, « d'allure très paisible, très froide » et « gna^na » comme on dit à la cour '. Elle n'entendait pas se gi-éner dans ses dépenses. Elle avait, rien que dans Tlle de France^ en vue de la Tour du Temple où devait soullVir si cruellement la famille royale, et du Prieuré, quinze petites résidences, parmi lesquelles il faut citer ctdles de : Asnières, Ar^-enteuil, Colombes. Nanterre, Croissy et le \'ésinet, construites spécialenumt pour elle.
1. Do plus, elle élail laide, sotte, maussade et disf;raeieuse.
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\iV 2'') iùvvivA' 1777, le coniU; (TArlois aciielail au luaiqiiis (l(î Soyecourl h; cliàicau de. Maisons, ino\ (îiinaiiL 1.1)00.000 livres. Le roi lui avait donné h; cliâlcau de Sainl-Germain et la forêt, ou il avait ses clias.ses îiinsi ({ue le château de (barrière, qui tombait en ruines, l^uis le frivole comte acheta, avec son p.arc et ses potaiil'ers, le château de Brunoy, pour lequel il fallut faire des routes spéciales pour y arriver; Uocquencourt et ses serres ; la résidence de l'Arsenal et sa bibliothèque ; des résidences k Fontainebleau, à Compièg-ne ; le domaine de Ghàteauroux, la maison du comte d'Arles^ celle de Melun et celle de Boutteville.
Gela n'empêcha pas Mme la comtesse d'Artois d'écrire en octobre 177.'] à M. de Bourboulon, chargé des trésors du prince : « Vous savez le besoin que j'ai d'une maison de campag-ne pour me distraire et me reposer. Voyez dans ce but celle de Marly qui appartient à l'écuyer de la bouche, M. Meunier... » d'où un nouveau bail de S, (J, ÎK fait au nom de M. de Ghabrillan, premier écuyer de la princesse.
Hôtel de Gèvres à Marly. La maison dite de V Electeur. k Saint-Gloud, louée de 1786 k 1789 k M. Ghabot de Vérin moyennent 18.000 francs par an; il y avait toute Tannée dans cette maison pour l'entretenir huit serviteurs, un concierge, une ling-ère^ un suisse, un jardinier et son garçon, un frotteur, une femme pour la garderobe, un garçon de ferme et une fille de basse-cour.
La somme représentée par les appointements des services de chaque maison équivaut k un budget d'Etat.
Faire construire Bagatelle dans ces conditions était bien une folie. Ge château qui coûta plus que les 100.000 francs que la reine fut obligée de payer, mais bien 3 millions, comme nous Lavons vu, n'avait pas rétabli le budget du jeune prince. Le comte d'Artois se souciait peu, du reste, de savoir comment se régleraient ses dettes. Il les accumula si bien qu'en 1788 d Ormesson refusa de les payer.
Mais bientôt, le conseiller d^Etat d'Ormesson, se brouilla avec Vergennes, par suite d'une divergence d'opinion entre celui-ci et Miromesnil. Vergennes le des-