‹ Le Château de Bagatelle, 1715-1908 d'après les documents inédits des Archives nationales, des Archives de la Seine et des mémoires manuscrits ou imprimésChapitre 97 sur 146 · CHAPITRE XVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI

uaoatelll: acheté vm\ ea ville de paius

LES EXPOSlTlOiNS

Bagatelle mis en vente par Murray Scott, le conseil municipal de Paris, dans sa séance du 11 juillet i!)04, autorisa par 34 voix contre 18, le préfet de la Seine à l'acheter pour la somme de ()..")00.000 francs et k obtenir dans ce sens un décret d'utilité pul^lique. Dans la même séance, les dates de paiement furent fixées.

Voici les détails de 1 opération :

En 19()."i, des bruits fâcheux circulaient sur la vente du domaine de Bagatelle.

La commission municipale, historique et artistique de Neuilly-sur-Seine émettait un vœu au conseil municipal de Paris pour la conservation de ce domaine.

La commission du ^'ieux Paris s'en inquiétait également, et M. le préfet de la Seine lui déclarait dans sa séance du 17 mars 1î)04 qu'il avait introduit un mémoire auprès du conseil municipal concernant lacquisition par la ville de Paris du domaijie de Bagatelle et son incorporation îui bois de Boulogne.

Le 23 mars lîJOi, le conseil municipal, sur la proposition qu'en faisait M. Evain au nom de la 3'' commission, prenait la résolution suivante :

Vu le mémoire en date thi ^.\ mars IDOi, par lequel M. le préfet de la Seine lui demande lautorisation de poursuivre les formalités d'expropriation du domaine de Ba<,^atelle. appartenant à sir Murray Scott, pour l'incorporation au bois de Boulogne, sur le rapport de M. Evain, au nom de la 3'" commission,

Délibère :

Art. l^'" — M. le préfet de la Seine est autorisé à pour-

suivi'c los loniKililés (rcxpi-oprialioii fin flomairif de B;j;^alcllc pour clause d'ulililc publiqiip, eu vue de sdu iucorporalioii au bois de Jk)ul()^u('.

Art. 2. ~ M. le préfet de la Seine est autorisé à [joursuivre eu tant que de besoin les négociations en vue de 1 acquisilif)ii par la ville de Paris du domaine de Ijaj^atelle, saufretoui- dc- Aant le conseil au sujet (I(î l'acceptation définitive du [)ri\.

A la suite de cette délibération, une enquête sui- le projet fut ouverte à la préfecture de la Seine et à la mairie de Neuilly-sur-Seine du l'"'" avril au 1'' mai JîKli, M. Murray Scott, craig"nant l'expropriation, décida de mettre en vente toutes les sculptures en marbre, pierre et bronze qui ornaient les jardins.

La vente eut lieu le 22 juin 1!)04 et tout lut dispersé sous le marteau du commissaire-priseur. Pour le domaine de Bagatelle, pour la ville de Paris et surtout pour l'art français, n'avoir pas pris les mesures nécessaires pour empêcher cette vente est une faute impardonnable.

Dans la réunion du conseil municipal du 11 juillet 1904, MM. Paul Escudier et Jousselin déposaient au nom de la 3*^ commission un nouveau rapport tendant à lacquisition de Bagatelle.

Sir Murray Scott, demanda 8 millions.

Puis après pourparlers, 7.:)00.000 francs^ puis 7 millions. Enfin, après de nouvelles démarches, le conseil municipal put obtenir le domaine pour 6.300.000 francs ce qui remettait le mètre à 27 francs.

Le lendemain même de ce décret, M. le préfet de la Seine se rendit chez M^' Robineau, notaire de sir Murray Scott et signait le contrat d'acquisition'.

Cette vente donna lieu à un procès qui fut plaidé le (j mars 1005.

Sir Murray Scott, l'ancien secrétaire et héritier de Richard Wallace, avait chargé M. Maurice Isabey, petitfils du célèbre jDeintre et architecte, de vendre le château de Bagatelle. Acheté par la ville de Paris, M. Isabey réclamait à sir Muiray Scott le versement de la commission promise, soit 300.000 francs.

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